vendredi 16 août 2013

Revues iHerb, 2ème partie : les shampoings et après-shampoings Desert Essence

Mon aventure iHerb a commencé avec cette inexplicable lubie : les shampoings et après-shampoings Desert Essence. On en a entendu parler sur tous les blogs, toutes les chaînes YT, c'était le paradis pour les cheveux en bouteille. Bio en plus. 

Première précision : seuls les shampoings sont bio. Là, la consommatrice (qui se croit) avertie se dit que bon, c'est pas grave, c'est au contraire la preuve que la marque sait utiliser le meilleur du bio et le meilleur du chimique, sans a priori, c'est beau. Alors la consommatrice consomme. 

J'ai acheté les duos shampoings/AS noix de coco, raisin rouge, pomme-gingembre, ainsi que l'AS tout seul framboise. Tout de même. 

J'ai apprécié ces produits un certain temps, malgré leurs quelques défauts (voir le récapitulatif plus bas). J'en ai même commandé une petite réserve, que j'écoule tant bien que mal aujourd'hui (en partie sur mon fils et pour laver mes soutifs à la main). J'avais surtout la certitude d'utiliser des produits à la composition irréprochable, et il est vrai que les actifs sont présents. 

Et puis, progressivement je suis devenue un peu plus calée en compo. 

Premier doute : ces shampoings qu'on dit régulièrement "sans sulfates" contiennent du... coco-sulfate. Ca reste un sulfate. A y regarder de plus près, on voit que le produit se vante d'être "sans laureth/lauryl sulfate", qui serait, avec l'ammonium sulfate, le détergent le plus irritant. Bon. Sulfate or not sulfate ? J'ai choisi de me concentrer sur l'effet constaté : contrairement à bien d'autres que j'utilisais avant (notamment l'extra doux de Ducray), ces shampoings ne m'irritent pas le cuir chevelu, ne me provoquent pas de démangeaisons. Je continue donc à les utiliser jusqu'à épuisement, mais je lorgne dejà sur des produits qui semblent contenir des agents lavants encore plus doux.

Deuxième souci : les AS sans silicones mais avec un truc qui fait comme le silicone. J'ai nommé le behentrimonium chloride, qui arrive assez haut dans la liste des ingrédients (ce qui signifie qu'il y est en proportion importante). Je pense que cela peut expliquer l'absence de label bio pour les AS. Après quelques recherches, je retiens que ce composant aurait le même pouvoir occlusif que le silicone... (et il est vrai qu'avec ces AS on obtient l'effet soyeux/glissant/presque gluant au rinçage, habituel avec n'importe quel shampoing de supermarché) Ce qui, d'après certains, signifie qu'il peut amplifier les dommages d'un cheveu abîmé en creusant les brèches. J'avoue que je n'ai toujours pas d'avis définitif sur la question. Ce qui me convainc davantage, c'est l'idée que ces produits n'apportent rien de véritablement intéressant aux cheveux, qu'il faut plutôt les considérer comme un maquillage qui lisse les cheveux pour un temps. C'est pourquoi je compte me procurer des AS sans agents occlusifs : je m'attends à me battre avec le démêloir après le shampoing, mais je veux vraiment essayer.

Récapitulons : 

Shampoing au raisin rouge pour cheveux colorés : 
Les plus : n'irrite pas, mousse bien, lave bien
Les moins : odeur au mieux neutre et un peu ratée, au pire semblable au vomi pour certaines... ; aucun effet remarquable sur les cheveux colorés (contrairement au shampoing "Hot en couleur" (ou Blousey) de chez Lush, qui sauvegarde vraiment la couleur)

AS au raisin rouge pour cheveux colorés : 
Les plus : texture super riche, effet démélant, douceur, brillance
Les moins : le behentrimonium chloride, l'odeur bof

Shampoing à la noix de coco pour cheveux secs : 
Les plus : n'irrite pas, mousse bien, lave bien
Les moins : l'odeur... ça passe, mais ça ressemble vraiment au Tahititi Douche à la noix de coco. On aime ou on n'aime pas

AS à la noix de coco pour cheveux secs : 
Les plus : texture assez riche, un peu moins que celui au raisin mais ça va
Les moins : le BC, l'odeur (idem shampoing)

Shampoing à la pomme et au gingembre pour je ne sais plus quels cheveux :
Les plus : n'irrite pas, mousse bien, lave bien... et sent bon !!! Odeur de pomme (mais pas de gingembre), un poil chimique forcément mais nettement meilleure que celle de ses copains.
Les moins : je n'en vois pas. C'est sans doute le seul produit capillaire de la marque que je suis susceptible de racheter

AS à la pomme et au gingembre :
Les plus : l'odeur, texture assez riche (mais encore un peu moins que celui à la noix de coco), démêle
Les moins : le BC, again

AS à la framboise pour les cheveux qui ont besoin de framboise : 
Les plus : ouais, ça démêle...
Les moins : si tu mets la moitié du flacon. La texture est trop fine, trop liquide, le parfum n'est vraiment pas top (une vague odeur fruitée). J'ai eu du mal à le finir.



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mardi 13 août 2013

Revues iHerb, première partie : le site

iHerb n'est pas une marque, mais un site qui a un succès fou sur Youtube et sur les blogs beauté. Du coup, on finit par parler de "produits iHerb", puisqu'on y trouve souvent des trucs qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Pour ceux qui n'en auraient jamais entendu parler : c'est une boutique américaine en ligne, assez bordélique et d'aspect peu avenant, MAIS on y trouve beauuuuucoup de cosmétiques bio/naturels/mais pas que, ainsi que pas mal de bouffe d'inspiration bio/vegan etc. 

Au niveau de l'achat et de la livraison : 
Les + :
- beaucoup de choses pas chères (surtout avec le cours du dollar)
- beaucoup de choses exotiques, si tu veux dans ta douche le shampoing que ta voisine ne trouvera jamais au Leclerc
- frais de port de base peu élevés
- possibilité de choisir une livraison suivie, entre 8 et 12 $ suivant le poids. Ca peut paraitre cher, mais avec les diverses réductions dont on peut régulièrement béénficier, on s'y retrouve
- présence d'une wishlist dans ton compte perso, qui te permet de mémoriser plein de produits pendant six mois avant de commander. Ca occupe, ça évite de sortir la CB tout de suite. En plus tu peux faire des DOSSIERS dans ta wish list. Voyez plutôt : 



Les - :
- c'est tout en anglais, mais si tu veux apprendre comment dire "après-shampoing", "dentifrice" ou "menthe poivrée" dans la langue de Shakespeare, c'est parfait. 
- la livraison à 4 $ ne bénéficie d'aucun suivi. Donc si ça se perd ou si ça se vole c'est pour ta pomme, et si tu cherches un peu sur le web tu liras plusieurs témoignages de ce genre. Pour ma part, je touche du bois, j'ai passé 5 commandes donc une seule avec suivi et tout est arrivé à bon port.  
- la limitation de poids, mais on s'y fait. Comme on le voit dans ma capture d'écran ci-dessus, on a le poids de chaque produit en livres. C'est devenu un jeu pour moi, construire mon panier pour que ça fasse pile poil 4 ou 6 lbs...
- la limitation de montant, mais on va pas se plaindre d'un site qui t'empêche de commander pour plus de 80 $ de shampoings, gels douches, lotions corporelles et autres thés à la mangue alors que tes placards débordent, hein ?
- l'import... qui fait que je ne mets pas beaucoup en avant l'aspect "bio" "écolo" de ce site. Parce que bon, commander un shampoing sans dérivé de pétrole tout en le faisant venir par avion, ahem, comment dire. 

Quoi faire sur ce site quand on ne connait pas ? 
Certes, la page d'accueil présente les différentes catégories de produits, mais entre l'anglais, la présentation peu funky et la multitude de références, il y a de quoi se décourager. Je conseille donc de partir sur quelques conseils glanés sur les blogs (revues thématiques à venir ici même !) ou sur Youtube. En tapant "revues iHerb" dans la barre de recherche de YT, on trouve beaucoup de choses. Je recommande particulièrement la chaîne de Mei Ling et celle de Lutin des Bois. Celle de Miss Blackline est également très connue pour ses revues iHerb, mais je la fréquente moins. 
Une fois qu'on a repéré quelques produits intéressants, on peut aisément se laisser entraîner par les suggestions du site, ou bien explorer les autres références d'une marque.

Avec le code promo MIV341, vous avez une réduction de 5$ pour une première commande inférieure à 40 $ et 10 $ pour une première commande supérieure à 40 $. Et je vais être franche avec toi, si tu utilises ce code promo ça me fera des réductions pour moi aussi. Alors si tu m'aimes, tu sais ce qui te reste à faire. 





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samedi 11 mai 2013

Passer au naturel pour mes cheveux : les étapes suivantes

Après avoir renoncé plus ou moins complètement aux silicones, en premier lieu parce que j'avais pu constater qu'ils rendaient mes cheveux moches, j'en suis restée là pendant un certain nombre d'années. J'évitais les shampoings de supermarchés, me dirigeais davantage vers la parapharmacie, et notamment les marques Phyto, Furterer, Bioderma (en tombant parfois dans quelques pièges, notamment avec le masque apaisant de Bioderma Node-A qui contient du silicone). 

Je faisais quelques colorations de type II de temps en temps (sans ammoniaque mais avec oxydation tout de même). Et puis le rythme s'est accéléré quand je suis passeé aux colorations de type III, avec ammoniaque, il y a environ un an. L'effet racine se faisant moins discret, j'en faisais une tous les deux mois, sur toutes les longueurs, car j'avais du mal à obtenir une couleur uniforme. J'avais demandé (sans trop me faire d'illusions sur sa sincérité...) au coiffeur si les colorations abîmaient les cheveux. Il m'avait répondu que si je les hydratais suffisamment il n'y aurait pas de problème. 

Tu parles Charles. 

J'ai fait ma dernière coloration chimique mi-février. Et là je n'étais plus du tout satisfaite de l'aspect de mes cheveux. Je les trouvais mous, ternes, fourchus, malgré mon passage chez la coiffeuse qui n'avait retiré que les fourches des pointes et pas celles de mon dégradé. Bah non, puisqu'elle me conseillait d'y mettre de l'huile magique pleine de silicones ! Pendant quelques jours j'ai abusé des crèmes sans rinçage, jusqu'à rendre l'aspect de ma chevelure encore plus moche... 

Là j'ai dit stop ! Nelly commençait à parler de plus en plus du blog de Mini, et là j'ai trouvé des pistes intéressantes. Les bains d'huile, les masques maison, ne m'avaient pas trop attirée jusque là. Je pensais que c'était surtout peu pratique, et j'ai a priori toujours peu confiance dans tout ce qui ressemble de près ou de loin à un "remède de grand-mère". Quant au henné, j'en étais restée aux cris d'effroi des coiffeurs : "ça abîme les cheveux, versez vous plutôt de l'ammoniaque sur la tête !!!". Mais petit à petit, mes lectures ont fait leur chemin. 

J'ai décidé de passer au henné : après tout, c'était du roux que je recherchais, j'avais donc la chance de pouvoir faire du henné sans avoir peur de devenir "orange" ou "carotte"... puisque c'est ce que je voulais ! C'est déjà plus compliqué pour les filles qui veulent du brun. Les cheveux blancs qui virent orange vif ne me faisaient pas peur, je me suis dit que ça allait se fondre dans le reste, puisque je voulais quelque chose d'assez flashy. Quant à l'effet sur les cheveux, je pouvais lire sur tous les blogs des filles qui se penchent sérieusement sur la question que justement, le henné était très bénéfique... 

Mais avant de sauter le pas, je me suis bien renseignée sur le passage du chimique au henné. Pas de danger pour le cheveu si on utilise un henné uniquement composé de plantes (je reviendrais là-dessus plus en détails dans un prochain billet). Certaines conseillent cependant de patienter 15 jours, d'autres 6 mois... J'aurais attendu deux mois après ma coloration, et un mois après mon dernier shampooing repigmentant (qui a priori, n'oxyde pas le cheveu, mais reste chimique tout de même). Cela dit, s'il n'y a pas de danger pour l'état du cheveu, le résultat couleur peut être aléatoire : un cheveu sensibilisé par l'oxydation n'allait pas forcément réagir de la même façon que mes racines qui n'avaient jamais été colorées... Là encore, après réflexion, j'ai tout de même décidé de me lancer : mes racines ne sont pas cuivrées mais de même intensité que mon roux chimique, et mon henné avait pour but d'obtenir le même roux chimique que j'avais obtenu par l'oxydation. Donc, l'un dans l'autre, je ne devais pas trop ressembler à un arc-en-ciel ! 

Pour mettre toutes les chances de mon côté, j'ai tout de même pris soin de faire dégorger un maximum ma couleur d'oxudation. J'ai laissé de côté mes shampoings pour cheveux colorés, j'ai pris des tensio-actifs plus agressifs (et c'était la dernière fois), et surtout j'ai fait des masques avant shampoing yaourt-lait de coco-miel-gylycérine-jojoba. Le lait de coco était censé être l'ingrédient qui allait faire dégorger la couleur (on dit la même chose du miel, mais je ne suis pas sûre de l'avoir utilisé convenablement pour ça, je l'ai surtout ajouté pour l'hydratation). Je n'y croyais qu'à moitié la première fois. 

Eh bien au moment du rinçage, le résultat était là : alors que je n'avais pas lavé mes cheveux, l'eau de rinçage était rouge, bien plus rouge qu'avec tous les shampooings que j'avais utilisés ! C'était pas des blagues cette histoire de lait de coco : les meilleurs amis de mes cheveux se trouvaient entre autres au rayon épicerie !

J'ai alors complètement revu ma vision des soins capillaires. Pourquoi acheter des masques coûteux tout faits dont on doit scruter la compo histoire de comprendre ce qu'il y a dedans, et dont les actifs sont souvent en quantité limitée ? Autrement dit, pourquoi acheter un soin qui contient peu de banane alors qu'on peut se mettre de la purée de banane directement sur la tête ? 
J'avais déjà essayé cette démarche pour ma peau, mais sans succès : le karité pur sur mes mains n'aura jamais le même effet réparateur qu'un Xémose Cérat, qui contient pourtant beaucoup de beurre de karité, mais pas que. Là, il y a une histoire de préparation "eau dans l'huile" ou "huile dans l'eau", bref, je ne sais plus, qui fait que les émulsions sont plus nourrissantes et hydratantes que les huiles. Enfin je crois, c'est ce que j'ai constaté empiriquement. 
Mais sur les cheveux, matière morte, ça a l'air différent. Tu veux hydrater ? Mets du yaourt, de l'aloe-vera. Tu veux nourrir ? Mets de l'huile. Et CA MARCHE. 

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vendredi 10 mai 2013

Mes premiers pas vers les cheveux au naturel : goodbye silicones

Ma première étape vers des soins capillaires un peu plus naturels date d'il y a un certain temps maintenant, je dirais à peu près cinq ou six ans. A l'époque je ne surfais pas sur les blogs beauté outre mesure, j'achetais du shampoing Fructis et des sérums John Frieda... Je ne me plaignais pas trop de mes cheveux cela dit : il faut dire que je les coupais régumièrement, alternant coupes courtes et mi-longues. Quand je montrais mes pointes fourchues au coiffeur, je me disais simplement que c'était inévitable. Je les lavais tous les deux jours, je n'imaginais pas qu'ils pouvaient regraisser moins vite. 

Et un jour le coiffeur m'a proposé un shampoing sans silicone, m'expliquant que ça me ferait le "cheveu moins lourd" (ah, le vocabulaire des coiffeurs...). Il contenait de l'HE de menthe poivrée. Impossible aujourd'hui de retrouver sa composition... A l'époque le "INCI" était pour moi l'équivalent du mandarin médiéval  de toute façon (aujourd'hui je dirais que c'est l'équivalent de l'allemand : je reconnais des trucs mais pas tout...). 

Et il est vrai que les résultats apparurent assez vite. Je ne me souviens plus si j'avais espacé mes lavages pour autant, je pense que non. Cela dit, je ne fuyais pas encore les silicones comme la peste, je ne connaissais pas  tous leurs effets. En outre, le même coiffeur m'avait également fait acheter un "soin" de la même marque, ce genre de sérum un peu huileux mais très volatile qui apporte beaucoup de glissant sur la peau et les cheveux... Du silicone en flacon quoi. 

Depuis, j'ai pu me documenter davantage. Je ne ferai pas un exposé sur le sujet, d'autres se sont déjà très bien emparé de la chose. Je vous renvoie à cet article de Nelly, cet autre de Mini, ainsi que celui sur les agents occlusifs et les substituts de silicone. Je me contenterai de vous faire part de ma vision actuelle du sujet !

1. Reconnaitre les silicones
Pour l'instant, j'en suis à la méthode la plus simple : tous les composants qui se terminent en -one ou en -ane, c'en est. Je les traque systématiquement. Ils sont en premier dans les listes des ingrédients de toutes ces pseudo "huiles" à la mode (Elixir Ultime, Huile merveilleuse, Huile prodigieuse, Huile de Perlimpimpin...). Mais j'en ai même trouvé récemment dans une eau de rose ! Ma peau non plus n'est pas trop fan des silicones, même si la problématique n'est pas la même au niveau des effets (cela dit je commence à me demander si je n'y suis pas allergique). 
Récemment, j'ai appris sur le blog de Mini que ces silicones étaient souvent remplacés par des "quats", composants aux mêmes effets néfastes pour les cheveux. Allons bon ! Je ne me suis pas encore complètement penchée sur la question. 

2. Ne pas tout confondre
J'ai déjà entendu sur des vidéos : "c'est vrai que dès que vous arrêtez les silicones et les parabens, vos cheveux apparaissent tout de suite sous leur vrai jour". Ahem. Les silicones sont ces agents occlusifs qui donnent un aspect lisse au cheveu mais qui n'a qu'un effet de "cache-misère". Les parabens, ce sont des conservateurs. Aucun effet visuel sur les cheveux. Rien à voir avec la choucroute donc. 

3. Arrêter les silicones : pourquoi ?
On peut décider d'arrêter d'utiliser ces composants parce que leur production est plus polluante que celles des composants naturels (oui, je dis "plus polluante" car dès qu'on produit quelque chose, ça pollue.). J'avoue que ce n'est pas exactement cela qui me motive (ce serait bien paradoxal d'ailleurs puisque la recherche de shampoings "naturels" me conduit parfois à commander... aux Etats-Unis). 

Personnellement, c'est l'effet sur les cheveux qui me m'intéresse. Certes, les silicones donnent un bel aspect de surface aux cheveux, mais très temporaire. Dès le lendemain du shampoing, la matière est molle, terne, le cheveu tire la tronche. Et puis le cheveu regraisse vite. D'après les articles que j'ai mis en lien, le silicone serait même néfaste sur des cheveux abîmés, creusant et encrassant la fibre. 
Evidemment, quand on les arrête, le cheveu montre sa vraie nature. Mais au moins on sait comment agir : se débarrasser des fourches, puis hydrater et/ou nourrir régulièrement les longueurs si nécessaire. Les résultats sont plus longs à venir, mais sont aussi plus durables. 

4. Arrêter les silicones, mais... 
Comme j'aurai souvent l'occasion de le dire, le problème diffère selon sa coupe de cheveux. Si on a les cheveux courts ou mi-longs, et qu'on ne souhaite pas les laisser pousser, je pense qu'on court moins de risques à leur faire subir des traitements inappropriés (silicones, mais aussi sèche-cheveu, lisseur, colorations chimiques...). C'est pour cela à mon sens qu'on voit encore beaucoup de Youtubeuses Beauté vanter les mérites des produits Kérastase par exemple. Elles trouvent que ça leur fait de beaux cheveux : on ne va pas les en blâmer !
Mais avec près de 70 cm de cheveux, je ne peux plus me permettre de les laver quasi tous les jours : mes pointes sont tout de même vieilles de quatre ans ! C'est programme "lavage délicat" maintenant. Donc plus question de surgraisser mes cheveux ou de risquer d'encrasser ou d'abîmer des longueurs que je ne souhaite pas couper. 
Cela étant dit, Mini explique dans un de ces articles qu'on peut envisager l'usage parcimonieux du silicone sur un cheveu sain. Dans ce cas de figure, le silicone enveloppera la fibre sans s'insinuer dans les cassures. C'est pourquoi j'ai gardé un seul produit siliconé, le fameux "Uniq One" de Revlon.
Evidemment, je ne crois pas une seconde en son pouvoir "réparateur", mais c'est sûr qu'au niveau coiffage, il a quelque chose de magique, et ce même si on laisse les cheveux sécher à l'air libre. De plus, comme c'est un produit coiffant, on peut choisir d'en mettre vraiment peu, rien à voir avec l'enveloppement d'un shampoing ou d'un après shampoing. Je précise tout de même que je l'utilise très rarement, et que là ça doit bien faire trois mois que je n'y ai pas touché. En effet, dans mon cheminement vers une autre routine capillaire, je m'habitue de plus en plus au séchage naturel, à l'absence de brushing, aux ondulations un peu fofolles (que mon conjoint adore au passage, comme quoi). 



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lundi 22 avril 2013

Cheveux : je passe au naturel ! Mais pourquoi donc ?

J'ai commencé donc par dévorer littéralement le blog "Les cheveux de mini", et je suis tombée sur un article où elle expliquait que parfois les cheveux saturaient de soins. Un autre où elle montrait la différence entre nutrition et hydratation du cheveu. Un autre encore où elle parlait d'une technique ancienne pour éradiquer les fourches, le brûlage. J'ai aussi commencé à m'intéresser aux masques maisons, et à la coloration végétale, notamment en refaisant un tour sur le blog de Nelly et en traquant les billets où elle montrait ses petites recettes capillaires...
Et puis de fil en aiguille, j'ai lu entièrement quelques blogs où des filles font état de leur pousse de cheveux, les prenant en photo mois après mois, avec des objectifs complètement fous et portant des noms obscurs comme "Tailbone length" ou "Knee lenght" !


http://www.mapoussedecheveux.com/
http://lescheveuxdesambre.blogspot.fr/
http://edelweiss-haircare.blogspot.fr/

Même si certaines choses peuvent faire sourire, j'ai trouvé ça passionnant.

Ces blogueuses capillaires ont une connaissance du cheveu très impressionnante. On comprend à les lire qu'on ne peut faire que des conneries si on ne maîtrise pas le fonctionnement de cette fibre. C'est donc en premier lieu cet aspect "foisonnement de connaissances" qui m'a donné envie de suivre leurs conseils.

Ensuite, ces filles ont des routines capillaires logiques, et souvent stables, ou alors adaptées à l'état de leurs cheveux du moment. Alors que les Youtubeuses traditionnelles que je suis sautent d'un produit à l'autre sans jamais s'arrêter.

Autre argument indéniable : les blogueuses capillaires prônant le naturel ont... de très beaux cheveux ! Vous allez me dire que les autres aussi, souvent... Personnellement, j'entends toujours ces dernières se plaindre de l'état de leur chevelure, et surtout... elles ont souvent les cheveux plus courts. Je crois que cette histoire de cheveux au naturel devient surtout indispensable quand on veut avoir des cheveux très longs.

Dernier point qui m'a poussée à revoir mes soins capillaires : le ras le bol des colorations chimiques. Le roux de ma jeunesse étant devenu blond foncé, j'étais passé à une coloration d'oxydation tous les deux mois et demi à peu près. Avec un passage l'année dernière aux colorations dites permanentes, qui m'ont fait découvrir les joies des odeurs d'ammoniaque... Ca pique les yeux !!! Obligée de faire ma coloration fenêtre ouverte même au mois de décembre. Pas top...
Et puis au bout de quelques années de ce traitement, mes cheveux étaient vraiment devenus mous et ternes, ne réfléchissant presque plus la lumière, avec une couleur comme plombée. Je ne me contentais jamais des racines, car les colorations rousses dégorgent très vite, ce qui me forçait à tout refaire à chaque fois...

Me voilà donc passée en quelques jours du côté des chevelues au naturel ! Comme c'est tout récent, je vais pouvoir en profiter pour vous montrer mes premiers pas, mes hésitations... et mes bêtises ! (oui, j'ai déjà deux trois trucs marrant à raconter...)



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dimanche 21 avril 2013

Cheveux : je passe au naturel !

C'est que le monde de la bôté commençait presque à me lasser dites donc : quand je regardais mes abonnements YouTube, je sautais les trois quarts des vidéos. Même plus envie de savoir ce que Pipounette1988 avait terminé comme produits. Quand j'avais la tentation de faire les boutiques, il fallait que je me CREUSE la tête pour savoir quoi acheter en cosmeto (j'ai d'ailleurs fini par prendre le FDT YSL Touche Eclat, achat que je regrette amèrement. Les FDT à 40 € et plus, c'est fini pour moi merci). J'ai même laissé passer moult -20 % chez Sepho, c'est dire...

Mais ça y est, j'ai une nouvelle lubie beauté : mes cheveux !


C'est tout récent, ça n'a même pas deux semaines. Enfin, certes, j'ai toujours pris plus ou moins soin de mes cheveux, je les ai plus souvent longs que courts, mais là, je suis entrée dans une autre dimension... 

Tout a commencé par un ras le bol, comme souvent. Je suis allée chez le coiffeur. Habituellement ça se passe bien, je suis toujours contente : il faut dire qu'en général mon but est de raccourcir. Les deux dernières fois, je n'étais pas passée aux ciseaux depuis six mois ; du coup j'avais de belles fourches. Et comme mes cheveux sont dégradés dans la masse, j'avais des fourches partout. 
Fin août 2012, je demande qu'on refasse mon dégradé, mais on ne me fait que le contour et les pointes, pas la masse. Je ne m'en rends pas compte immédiatement parce que je suis dans les mains de mon coiffeur habituel et que j'ai relâché ma vigilance ! En outre je demande un "brushing glamour" (= avec de belles ondulations faites à la brosse ronde) : c'est très joli, mais pour vraiment voir la coupe à la sortie, vous repasserez. 

Du coup je passe six mois avec des fourches. Il y a trois semaines, sur un coup de tête, je débarque au salon sans rendez-vous. Je n'ai donc pas le coiffeur qui s'occupe de moi d'habitude, mais plutôt Madame "Je Suis Douée Alors Je Fais Ce Je Veux Avec Tes Cheveux". J'ai confiance quand même, je ne suis jamais repartie déçue de ce salon, sauf une fois où j'ai eu droit quelques jours plus tard à une deuxième coupe gratuite quand je suis revenue me plaindre. Je précise bien à la coiffeuse que je veux laisser pousser, mais que j'ai besoin qu'on restructure le dégradé partout, surtout parce que toutes les pointes sont abîmées. 

Et là c'est parti. 
Elle me sort un discours de coiffeuse. 
Alors déjà non elle ne veut pas trop dégrader mes cheveux dans la masse parce que j'ai déjà une longueur TRES importante (ouais... ça ça veut dire que je la gonfle avec mes grands cheveux) et que ça va faire queue de rat. Bon, ça, pour le coup, elle avait raison, bien lui en a pris. 
Mais sinon mes pointes abîmées elles sont le signe que (attention) "mon cheveu survit". Vous remarquerez que quand les choses deviennent sérieuses, il ne s'agit plus de VOS cheveux mais de VOTRE cheveu. Et donc vlatipa que mon cheveu agonise. Bon, vu que c'est de la matière morte, je ne m'inquiète pas trop...

Mais donc là elle s'empresse de me conseiller des soins, parce que ok je fais des masques mais les masques c'est comme si j'offrais à mon cheveu un repas gargantuesque type deux entrées, deux plats, deux desserts. Alors que si je faisais des soins sans rinçage tous les jours, au moins je nourrirais mon cheveu plus sainement (on notera au passage la comparaison sanitaire/alimentaire, qui n'est pas vraiment faite pour me séduire). 

Et la voilà qui me sort l'huile Elixir Ultime de Kerastase. 
Dans ce même salon qui m'a fait découvrir la joie des produits sans silicones !!! C'était il y a quelques années, je ne me plaignais d'avoir "le" cheveu lourd, enfin qui regraisse trop vite quoi, et on m'avait conseillé les produits Phytodess. En me disant au passage que c'était naturel et bio ah ah ah. Mais bon. 

Donc je lui dis "Mais euh, y aurait pas des silicones dans ce truc ?". 
Ah oups, elle se rend compte qu'elle s'est trompée de cible. Alors elle me caresse dans le sens de l'écaille, me dit que j'ai bien raison de fuir les silicones (donc euh en fait tu viens de me prendre pour une conne pour faire tes ventes Kerastase là ???), mais que la plupart des clientes en réclament, mais donc sinon elle a aussi l'huile Jacques Dessange qui est sans silicones. Ayant touché la texture, j'ai BEAUCOUP de mal à y croire. La composition n'apparaissait pas sur le flacon, dommage (si j'avais pu lui dire "Vous savez tous ces mots en "ane" et en "one", c'en est di silicone !", je l'aurais achevée avec délectation). 

Je suis donc repartie avec mes fourches engluées dans du pétrole ni vu ni connu, et en prime une frange de pouf, puisque malgré mes demandes elle a fait comme elle a voulu. "Vous avez une grande ouverture, je vais arranger ça" qu'elle me dit, en me taillant quelques cheveux très très courts pour cacher un peu mon front... Mais mon grand front, ça fait 31 ans que je vis avec, j'ai pas forcément envie de le minimiser pour ressembler à tout le monde bon sang ! Bref. 

Son discours avait pourtant agi : je m'étais mis en tête de faire des soins sans rinçage tous les jours pour résoudre mon problème de longueurs abîmées. Ca tombait bien, je venais de me procurer la crème de jour au dattier du désert (...) de Klorane. 

Mais deux jours après, j'avais des cheveux extrêmement moches. Mous, ternes. J'ai commencé à me dire que malgré les propos rassurants des coiffeurs, les colorations chimiques tous les deux mois qui ouvrent les écailles DU cheveu devaient contribuer à leur donner cet aspect. C'est là que je me suis dit que je n'écoutais peut-être pas les bonnes personnes... 

à suivre !


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vendredi 1 mars 2013

Quand un top devient un flop !

J'ai déjà évoqué rapidement ce produit, je pensais même en faire une revue élogieuse détaillée, j'en étais à mon deuxième pot acheté...

Mais il y a deux jours, ce top s'est transformé en flop. Piouf, comme ça.


La Mousse tentation Chocolat de Belle à Croquer (marque disponible en grandes surfaces, si si cherchez bien là tout en  bas du rayon) est un masque pour le corps. Sur l'emballage on vous conseille de l'utiliser comme tel, à savoir on l'applique on attent 10 minutes debout à poil et on rince. Mais bien sûr. Personnellement, je l'ai toujours utilisé comme un genre de conditionneur pour le corps (du type Rosa Lisa de Lush ou le Lait Corporel sous la Douche de Nivea), c'est à dire en l'étalant sur la peau mouillée après la douche, en patientant au maximum (= 2,27 min), et en rinçant. 
Je l'avais acheté pour son odeur, qui était a priori super réussie. Un vrai parfum de chocolat, ni plus ni moins,  donc tout ce que j'aime. Il y avait même un côté parfaitement jouissif et régressif dans le fait de plonger ses doigts dans ce pot de crème aux effluves sucrés, et de s'étaler celle-ci à pleines mains sur tout le corps. Niveau résultat, ça n'était pas aussi hydratant qu'une crème bien entendu, mais tout de même, ça nourrissait un peu la peau. 

J'ai épuisé le premier pot assez vite ; le deuxième était entamé au premier tiers. Il faut dire que pendant presque deux mois j'ai testé les beurres corporels The Body Shop, et qu'on ne se fait pas un masque corporel au chocolat tous les soirs. 

Et puis il y a deux jours, en faisant du tri dans mon placard de salle de bains, je suis retombée sur ce produit. Je l'ai ouvert juste pour le sentir, juste pour le plaisir. 

Et là, c'était très bof. Je ne retrouvais plus l'odeur gourmande du chocolat. Une vague odeur de cosmétique pas terrible, et c'est tout. Comme j'ai tendance à saturer mon nez de parfums (bougies, savons et gels douches Lush), je me suis dit que ça venait de moi, et ai décidé de l'utiliser le soir même. 

Ce que j'ai fait. 

Mais sans vraiment retrouver l'odeur qui me plaisait tant. Du coup, je l'ai jeté dans le lavabo, j'ai bien d'autres produits à utiliser et ça m'embêtrait de les laisser s'éventer également (c'est un peu comme à la guerre : pour limiter les pertes, il faut s'occuper des moins estropiés en premier).

L'histoire aurait pu s'arrêter là, un produit qui ne sent plus au bout de quelques semaines, oui, bon. 

Sauf qu'après ma douche, j'ai vu débarquer mon conjoint, qui, je le précise, a un odorat très développé (je me demande s'il n'attend pas un bébé), visiblement écoeuré par quelque chose, et me demandant : "Bon sang c'est la poubelle de la cuisine qui pue comme ça ou quoi ???". 

Après test scientifique (mon conjoint a senti le pot vide), il s'avère que cette odeur de poubelle vient bien du Masque Mousse Tentation Chocolat de Belle à Croquer. Quand mon nez a eu les idées un peu plus claires, il l'a reconnu également. Pour être exacte, je dirais que ça sent le croupi, la salle de bain trop humide et pas aérée... Glam. 

Alors est-ce que ça vient du fait que j'ai plongé mes doigts mouillés dans le pot ? Peut-être et même sans doute... Je vous invite donc tout de même à sentir ce produit si vous le croisez, et du coup à ne l'utiliser qu'avec des mains sèches ! Mais je crois que moi, je vais passer mon tour... Votre homme qui vous demande si c'est la poubelle qui sent ça, ça refroidit ! 



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