mercredi 15 août 2012

Malette de rangement maquillage

Bull'Elodie me souffle qu'on ne trouve point de malette pour pouvoir ranger le maquillage chez Castorama... Effectivement, j'ai eu beau parcourir le site, plus aucune trace de la malette merveilleuse. Je ne vous cache pas que je suis à deux doigts de soupçonner certaines marques cosmétiques qui vendent ces malettes en alu au prix de l'or d'avoir fomenté un complot... (ALERTE IRONIE)

Quoi qu'il en soit, voilà tout de même le modèle identique ou presque chez Leroy Merlin, bien qu'à 40 € je trouve que ça commence à faire cher (il me semble que celle de Sephora était à 45, mais de toute façon elle n'est plus disponible). C'est toujours mieux que 145...




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lundi 13 août 2012

Défi du lundi : ce cher produit

Cette semaine, My Beauty suit l'idée de Cindy33 et nous demande quel est le produit le plus cher qu'on ait jamais acheté. 
Il peut s'agir d'une crème, d'un fard, d'une palette, d'un vernis, d'un fond de teint... peu importe. Mais il faut que ce soit la plus grosse dépense jamais faite (et pas de honte, on est entre nous, on n'est pas là pour se juger mais échanger). Et le plus intéressant, c'est de nous dire si le prix était justifié...

Après mûre réflexion, je pense qu'il s'agit de celui-là :
Ecrin 6 couleurs de Guerlain, "93 rue de Passy", 54 € grâce à un - 20 %.
Mais commençons par mes tergiversations (c'est là que je comprends mieux l'expression "défi" du lundi). Techniquement, ma plus grosse dépense fut occasionnée par le coffret de crayons 24/7 Urban Decay spécial 15ème anniversaire : 

Mais à 85 € - 20 % les 15 crayons, soit 68 €, soit 4,53 € le crayon de qualité exceptionnelle, au lieu de 16 € vendu à l'unité... ce n'est pas une dépense, c'est un acte intelligent, un investissement économique sur l'avenir. Ahem. 

J'ai ensuite pensé à mes fards mac, même si ça ne rentre pas dans le cadre d' "une" grosse dépense (je les ai achetés progressivement).  Mais 24 fards à 12 € pièce, tout de même (et je ne compte pas le prix de la palette vide). 


Le pire, c'est que je pourrais très bien m'en passer aujourd'hui, de ces fards. Aucun ne reste gravé dans ma mémoire, sauf peut-être Plumage (au milieu de la colonne tout à droite), et encore, lorsqu'il est sur la paupière il ressemble à un bête fard foncé. La faute à deux choses : quand j'ai commencé ma collection, il y a quatre ans, je découvrais le maquillage grâce à Marlena de MakeUpGeek qui à ses débuts n'utilisait presque que du Mac. Cette marque me semblait alors être la seule correcte. Deuxième problème : j'ai principalement acheté ces fards sur le net, donc avec un manque de visibilité totale concernant les couleurs. J'ai donc pas mal de regrets : Cork, Da Bling, Parfait Amour... Il y a aussi les fards sublimes mais impossible à travailler, du moins à mon niveau : Dove Feather, Vibrant Grape, Blue Calm... 

Je regrette mais je reconnais la grande qualité de ces fards : aucune chute, pigmentation et tenue irréprochable. A force de se tourner vers les marques moins chères, on en oublierait presque les avantages d'une marque pro. Mais finalement, c'est sans doute là que réside mon problème avec les fards mac : ce sont des outils de pro, avec leurs couleurs subtiles qui demandent énormément de dextérité. Alors que n'importe qui peut faire quelque chose de potable avec une palette Naked, ou un fard Color Infaillible super irisé par exemple. 

Mais bon, ces fards ayant été achetés un par un ou presque, ça ne répond pas au défi du lundi. Reste donc ma palette Ecrin 6 couleurs de Guerlain, version "93 rue de Passy". 

Cette dépense a une histoire : j'ai longtemps bavé devant cette palette, j'en ai parlé autour de moi. Alors j'ai poussé des cris de joie quand j'ai aperçu la boîte Guerlain dans mon cadeau d'anniversaire offert par mes copines pour mes trente ans ! Mais ce n'était pas la Passy, c'était la "10 rue des Francs Bourgeois".

La palette offerte par mes amies.

Contrairement à ce qu'on peut lire, ces fards sont de grande qualité, j'ai été surprise par leur pigmentation. Bien que mats pour la plupart, ils sont faciles à travailler. Vraiment, le cadeau parfait. 

Mais voilà, la "Passy" continuait à me trotter dans la tête. J'ai longtemps résisté, trouvant l'achat ridicule maintenant que j'avais la "Francs-Bourgeois". Et puis un jour chez Douglas, - 20 % pour deux produits de maquillages achetés et hop, elle était dans mon panier. 

Et bien croyez-le ou pas, mais j'ai beaucoup moins de plaisir à utiliser celle-ci que l'autre. Premièrement, les couleurs ne rendent pas aussi bien sur ma paupière qu'en swatches. Deuxièmement, le maquillage obtenu est finalement assez classique, alors qu'avec la "Francs-Bourgeois" j'obtiens quelque chose qui a une vraie profondeur. Elle demeure bien sûr un objet de collection superbe, mais l'avoir acheté moi-même lui enlève beaucoup de son charme.

Moralités : 
- parfois, il faut faire confiance aux copines pour savoir ce qui nous va ; 
- certains objets s'offrent en cadeau, point. 








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dimanche 12 août 2012

Rangement make-up pas (trop) cher

"A la Foir'Fouille tu trouves de tout si t'es malin ! Il y a plein de bonnes affaires. A la Foir'Fou, ou, yeu !!!" Oups. Réminescence de générique radiophonique ringard, désolée. En plus, c'est même pas à la Foir'Fouille que je suis allée.

J'ai décidé de descendre mon maquillage dans mon bureau. En effet, la maison est grande (i.e. : j'ai un bureau), mais la salle de bains est toute petite (c'est là qu'on voit que le titre de mon blog est complètement usurpé). Et de toute façon, je ne veux pas stocker mon maquillage dans la salle de bains, trop humide. Jusqu'à maintenant, je le rangeais donc dans ma malette Make Up Forever, offerte par Monsieur et hors de prix (surtout quand on sait qu'ils ont la même ou presque pour une trentaine d'Euros chez Casto). 
Ca, c'est la malette Casto que j'ai finalement achetée pour stocker le maquillage que j'utilise sur les autres (en général, les produits auxquels je suis allergique) .
Oui, ça fait beaucoup de malettes.
C'était franchement pas mal : je transportais en une fois tout mon maquillage du dressing à la salle de bains pour me préparer, et ça me permettait de me limiter dans mes achats, parce que si je rajoutais un mascara ou une palette, ça débordait. 

Seulement les rouges à lèvres ont pris le pouvoir, et les palettes ont suivi la mutinerie. Les premiers n'avaient plus de place, et surtout étaient impossibles à choisir le matin. J'en avais pourtant "dépoté" une dizaine dans des piluliers pour me faire des palettes (très marrant à faire, je vous en reparlerai), mais comme j'avais arrêté,  il me restait une autre dizaine de RAL uniquement en tubes (c'est dur à suivre je sais). Il me FALLAIT donc un rangement RAL à poser quelque part, en vue. Idem pour les palettes : devenues invisibles car stockées au fond de la malette les unes sur les autres, elles laissaient toutes la place aux Naked lorsque venait le moment de l'élection matinale (j'ai dit "élection").

Donc, première décision : on descend tout dans le bureau. 

Deuxième décision : ON N'ACHETERA PAS de meuble spécial pour ça ! Pas de coiffeuse Ikea qu'on voit sur toutes les chaînes youtube mais qui pourtant n'est pas si pratique que ça parce que le tiroir ne s'ouvre pas jusqu'au bout, par exemple. Entre mon conjoint qui court les salles des ventes (on y trouve souvent des coiffeuses), et moi les vide-greniers, on n'avait déjà de quoi faire niveau meubles. Restait le problème des rangements : les tiroirs en acryliques me faisaient de l'oeil chez Muji ou sur Ebay mais.... Vous avez vu le prix de ces trucs ??? Je pense qu'on prévoit un épuisement des gisements d'acrylique dans 15 ans, je ne vois pas d'autre explication. 

Et puis j'ai eu l'occasion de voir ce qu'il y avait dans un Centrakor, un genre de foir'fouille ou gifi, vous savez, le genre de magasin où quand on arrive, on a besoin de rien, et pourtant on repart les mains pleines. Comme là, j'avais BESOIN de quelque chose, je craignais le pire... 

J'ai finalement trouvé mes rangements en acrylique, un peu moins cher que ce que j'avais vu sur le net et surtout les frais de ports en moins, ainsi que des pots en bois. 

Pots en bois collection "nordique" (je crois...), 1 € pièce. 
Rangement RAL et autres en acrylique, 2,80 € pièce (j'en ai pris deux,
chaque rangement comporte un grand compartiment à gauche,
et les petits à droite)

Le deuxième rangement RAL et les autres pots en bois.
Dans le pot en bois de gauche, on aperçoit mes piluliers-palettes de RAL. 

Rangement cosmétique en acrylique 4 tiroirs (ici j'en ai superposé 2),
10 € pièce environ (genre 9,90 ou 9,99 €...). Attention, ce n'est pas immense :
ce qu'on aperçoit à droite dans le deuxième tiroir en partant du bas,
ce sont deux FAP Urban Decay, pour donner une idée.

Et sinon en unités de mesure normales chaque bloc fait 23x13x11 cm. 

Les pots en bois ne sont pas très profonds, ce qui les rend peu pratiques pour ranger des pinceaux, mais parfaits pour plein d'autres choses.
La boîte en bois qu'on aperçoit sur la première photo avec des mascaras qui dépassent, c'est de la récup' de vide-grenier : il n'y avait des séparations que dans un sens, j'en ai rajouté pour faire des petits casiers avec du carton de boîtes Sephora. Si vous fouillez en brocante, vous pouvez trouver plein de rangements divers en bois, dont on ne sait même plus à quoi ils pouvaient servir (peut-être pour ranger des cassettes audio... Si si ça a existé). Avec un peu d'imagination, on peut leur trouver une utilité : ranger des palettes par exemple. Mais finalement, les miennes se retrouvent étalées dans le tiroir du meuble qui me sert désormais de coin maquillage. 

Enfin, pendant que j'y étais, j'ai trouvé cette lime en verre ; c'est la première fois que j'en utilisais une. Je crois que plus jamais je ne me servirais d'une lime en carton ! 
2 € environ.


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vendredi 10 août 2012

Huiles démaquillantes : les gagnantes

Après avoir testé l'huile végétale pure (voire la bouteille de Lesieur en week end chez mes parents), l'huile démaquillante Galénic (ark), l'huile démaquillante Liérac (erk), je suis revenue rapidement à l'huile DHC que j'avais d'abord achetée en petit conditionnement.

A ce jour c'est mon huile démaquillante préférée. Elle m'apporte le même confort et la même efficacité que l'huile végétale pure, avec la facitilité de rinçage en plus. Elle sent l'huile d'olive : il faut aimer, mais l'odeur est de toute façon moins forte que celle de votre bouteille de Puget. Elle en a aussi la texture : même épaisseur, même sensation. Mais alors que l'huile d'olive me piquait les yeux (même bio), celle-ci ne me procure aucun picotement. 

On la trouve notamment chez Douglas, mais également sur le site de DHC, avec la livraison gratuite pour toute première commande à partir de 10 € d'achat. A 25 € les 200 ml (soit 125 € le litre) ou 11 € les 70 ml, je trouve que c'est une dépense un peu élevée pour un produit de nettoyage, mais je n'hésite pas à la racheter tellement je l'apprécie. 


Cela étant dit, je ne serais pas contre une huile un peu moins chère. Lorsque ma mère m'a envoyé un mail pour me demander ce que je pensais de l'huile démaquillante Kiko, j'ai parcouru les articles sur le net puisque je ne l'avais jamais essayée. J'y ai trouvé beaucoup d'avis favorables, mais un point négatif revenait très souvent : son parfum. Mais quand j'ai vu le prix (40 € le litre environ), j'ai répondu à ma mère que ça valait le coup d'essayer. 

A l'occasion d'un séjour chez mes parents, j'ai pu la tester, non sans avoir recueilli les impressions de ma mère au préalable : "Elle est bien ! Mais je ne me demande s'ils ont du débit chez Kiko, parce qu'elle sent bizarre, comme si elle était trop vieille..." Hum : qu'un pot de crème "La prairie" à 400 € prenne la poussière pendant trois ans dans un Sephora de province, je le conçois, mais l'huile démaquillante dans une petite boutique Kiko, tout de même... J'ai donc essayé : très agréable surprise ! Franchement, je lui préfère l'huile DHC, mais on parle d'un produit trois fois moins cher ! La présentation en vaporisateur est déroutante et pas idéale, mais on s'en sort en pshittant l'huile dans la main (sur la bouteille il est proposé d'utiliser un coton, ou comment perdre tout l'intérêt de l'huile démaquillante en deux secondes). La texture est celle d'une huile sèche, plus fine que la DHC, moins confortable à mon goût mais cela reste tout à fait acceptable. Rien à dire sur l'efficacité. J'ai souvent lu qu'elle laissait un film gras sur la peau après rinçage : pas de problème pour moi qui fait toujours suivre l'huile d'un nettoyant moussant (même pas eu le temps d'évaluer la chose). 

Quant au parfum : j'ai effectivement senti une légère odeur de rance, mélangée à la dominante fleurie. Rien d'insupportable franchement, mais je me pose encore la question de savoir si toutes les bouteilles sont concernées... J'en ai acheté une à la boutique, mais je ne l'ai pas encore ouverte. 


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mardi 31 juillet 2012

"Maigrir sans régime", 2ème volet : la bible.

Le discours de Jean-Philippe Zermati m'a tout de suite interpelée : premièrement parce qu'il détonnait grandement dans cette émission de télé-réalité en comparaison avec les régimes traditionnels des uns et des autres. Deuxièmement parce qu'il formulait en mots clairs et rationnels l'intuition que je commençais à avoir : oui, on peut manger normalement, à vie, sans grossir. 

En 2008 (j'ai 26 ans et demi), je me décide enfin à acheter un de ses livres, pour comprendre un peu mieux de quoi il retourne. Et voici donc un des nombreux éléments qui m'a réconciliée avec la nourriture et, disons-le, avec moi-même : 
Ah cette couverture, ce titre... Tout fait penser à un énième régime Montignac ou Dukon, ou à un Biba numéro d'avril spécial "perdre trois kilos avant l'été", et bien sûr il n'en est rien. Les joies du monde de l'édition, sans doute... J'imagine que Zermati aurait souhaité intituler son ouvrage : "La fin de la restriction cognitive, ou comment manger en écoutant ses sensations de faim et de satiété", mais bon. 

Difficile de résumer ses théories (partagées par d'autres médecins, Zermati n'est pas un gourou) sans passer pour une allumée. Essayons tout de même : 

1) On ne peut pas grossir quand on mange à sa faim 
2) Quel que soit l'aliment ingéré (sucre, gras, frites au nutella, salade, tofu...), c'est l'apport calorique qui influe sur le poids, et rien d'autre
3) Nous avons un poids d'équilibre propre à notre corps (qui peut varier au cours de la vie), et manger à sa faim nous ramène à ce poids d'équilibre

Je crois que là réside l'essentiel. Détaillons un peu : 

1) On ne peut pas grossir quand on mange à sa faim 
En général les gens me disent "Mais moi j'ai tout le temps faim !" ou bien "Mais moi c'est pas la faim qui me fait manger !". Ici un petit point de vocabulaire est nécessaire.

Non, on ne peut pas avoir "tout le temps faim", du moins si on parle de la vraie faim, et pas de l'envie de manger, rien à voir. La faim, c'est ce creux à l'estomac, ce petit coup de pompe, ce truc qui fait dire à mes élèves quand il est 12h45 et que je veux leur faire comprendre qu'il y a un hypallage dans "L'Albatros" de Baudelaire : " Mais Madame, on a FAIM !!!" Je peux vous garantir que là, ils n'ont pas seulement envie de manger les gaillards. Le souci c'est que beaucoup de gens ignorent cette sensation, soit parce qu'ils mangent par habitude à l'heure où ils pensent qu'il faut manger, avant d'avoir faim ; soit parce que des années de contrôle alimentaire par les régimes ont presque anesthésié leurs sensations.

Autre chose qu'on me rétorque : "Mais moi quand je mange un carré de chocolat, de toute façon je finis la tablette". Là encore la faim est censée nous aider, si on parvient à l'écouter. Manger à sa faim signifie se mettre à manger quand on a faim, mais aussi s'arrêter quand on n'a plus faim. Et cette sensation de satiété, non ce n'est pas l'impression que notre ventre va exploser à 15h30 juste avant le dessert lors du repas de nouvel an chez mamie ! C'est bien avant, quand finalement nos aliments ont nettement moins d'intérêt pour notre palais que lors des premières bouchées...


Après, il reste les Envie de Manger Emotionnelles (EME), qu'il faut apprendre à gérer sans totalement les éliminer. Oui, manger nourrit aussi notre âme, et il est normal de trouver un peu de réconfort dans un morceau de chocolat même sans avoir faim. Le tout est d'apprendre à réguler cette source d'apaisement, sans en être esclave (là je ne rentre pas plus dans les détails, ou alors je réécris le bouquin).

2) Quel que soit l'aliment ingéré (sucre, gras, frites au nutella, salade, tofu...), c'est l'apport calorique qui influe sur le poids, rien d'autre
Ah, les années passées à fuir comme la peste les gâteaux, le chocolat, les frites... Bref, disons-le, tout ce qui est bon ! Les réflexions des copines, ou même de la sage-femme à l'hôpital quand elles nous ont vue un Balisto à la main... L'adage qui me donne des envies de meurtre : "Trente secondes dans la bouche, dix ans sur les hanches hihihi !!!" (gloussements de dinde inside).
Eh bien figurez-vous que ce sont des conneries, un point c'est tout.

Vous vous souvenez de la devinette du kilo de plumes et du kilo de plomb ? Ca revient au même n'est-ce pas ? Et bien c'est pareil pour 100 calories de chocolat, 100 calories de frites, 100 calories de tofu, 100 calories de pouletsanslapeau, 100 calories de yaourt zéro pourcent... Logique non ?
Certains rétorqueront avec bon sens : "Oui mais certains aliments étant plus volumineux que d'autres à part calorique égales, il vaut mieux manger ceux-ci parce qu'il nous rassasieront davantage". Et là je fais mon Norman et je dis : FAUX !

Petit test : combien de bouchées de salade verte sans vinaigrette vous faut-il pour avoir l'impression d'être rassasié ? Et a contrario, combien de bouchées de foie gras êtes vous capable d'avaler sans être écoeuré ? Beaucoup moins n'est-ce pas ? C'est parce que notre corps, et en l'occurence notre palais et nos papilles, savent reconnaître un aliment très calorique d'un aliment peu calorique, et qu'ils envoient des signaux différents à notre cerveau suivant ce qui est mangé. Pour que ça marche, il faut prendre le temps de déguster (donc, pour une fois, le coup du "manger en 20 min minimum", ça, c'est vrai). Mais en tout cas, ce n'est pas le volume pris dans l'estomac qui entraîne la satiété (ou alors je vous propose un régime révolutionnaire : le régime flotte. Vous buvez de l'eau en permanence pour remplir votre estomac, c'est trop cool) (en même temps prudence Mushroom, si ça se trouve, ça existe.....).

Autre point important à propos des aliments interdits : les interdire, c'est les sacraliser. C'est donc sans doute pour cela que vous finissez la tablette de chocolat, comme si c'était la dernière de votre vie, en prévision du "demain, c'est fini, j'en mange plus". La restriction alimentaire liée aux régimes implique un comportement qui alterne restriction et compulsion. Autrement dit, le fameux "manger moins gras, moins salé, moins sucré" est un slogan qui peut répandre efficacement l'obésité dans le pays... Je n'ai jamais fait moins de "craquage" qu'à partir du moment où j'ai arrêté de considérer certains aliments comme tabous.

Certains auront du mal à ne pas considérer qu'un aliment gras fait grossir ("c'est gras donc ça nourrit mon gras"). Des études (dont je n'ai pas les références sous la main) ont prouvé que quelle que soit la composante du régime (protéines, lipides, glucides), la seule donnée à prendre en compte était l'apport calorique.

3) Nous avons un poids d'équilibre propre à notre corps (qui peut varier au cours de la vie), et manger à sa faim nous ramène à ce poids d'équilibre

Quand j'ai commencé à manger à ma faim, j'ai perdu trois kilos. Tout en mangeant ce qui me faisait envie. Mais le tout c'est de ne pas refuser de sauter un repas si on n'a pas faim. Je me souviens d'une sortie scolaire où les élèves étaient horrifiés de ne me voir rien manger à midi. Sauf que j'avais petit-déjeuné bien tard, et que le sucre contenu dans le coca que je venais de boire m'avait rassasiée. Je vous rassure : s'autoriser tous les aliments ne vous conduit pas à vous nourrir exclusivement de gras et de sucre ! Au contraire, comme vous vous ne interdisez plus ces derniers, ils deviennent bien moins attrayant qu'avant (j'ai fait l'expérience avec les Granolas, qui m'empêchaient presque de dormir avant tellement ils faisaient fantasmer mes papilles... Et maintenant que j'ai "le droit" d'en manger, ben, bof). Et vous vous surprenez à saliver à la pensée d'une bonne salade ou d'une belle pièce de viande. 

Enfin, il faut savoir que votre poids d'équilibre n'est pas forcément celui dont vous rêvez, ou celui qui correspond à ce qu'on voit dans les media. C'est comme ça, on est obligé de l'accepter. Et ça passe par s'accepter. Jamais je n'aurais pu lâcher la restriction cognitive si je ne m'étais pas réconciliée avec mon image, mon corps et son poids....

A suivre... 



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lundi 30 juillet 2012

Le défi du lundi : l'élu

Cette semaine, My Beauty  a choisi le défi de Cacolette, intitulé "S'il devait n'en rester qu'un ?'

Quel est LE seul et unique produit que vous emporteriez sur une île déserte?
Si vous partiez sur la lune avec la possibilité d'emmener UN SEUL produit, quel serait-il?
Ce n'est pas forcément le plus utile ou le plus pratique, mais plutôt celui pour lequel votre coeur fond.
LE produit pour lequel vous avez longtemps économisé afin de vous l'offrir.
LE produit qui vous a été offert par un être cher, ou lors d'une occasion spéciale.
LE produit dont le parfum vous envoûte, la couleur vous émerveille, la douceur vous berce.
Alors je me suis d'abord dit que ma participation n'allait être absolument d'aucun intérêt, parce que les premières choses qui me sont venues à l'esprit étaient :
- le vernis Rouge Noir de Chanel parce que c'est mon conjoint qui me l'a offert, parce que j'imagine d'ici la scène quand il a demandé la référence aux vendeuses de Douglas, parce que c'est un des premiers vernis de ma collection, et parce que c'était la première fois que je possédais un "it-vernis"
- la palette Naked parce que j'ai passé six mois à me dire qu'elle était inutile et qu'à force de la voir sur tous les blogs beauté j'ai fini par céder, et que je ne l'ai pas regretté !
- la palette Naked 2 parce que cette fois je ne voulais pas faire la même erreur donc je l'ai achetée dès sa sortie... et que finalement j'aurais pu m'en passer, mais voilà, au moins je l'avais !

Bref... rien de bien passionnant.

Et puis ce matin en me préparant, j'ai réalisé que si, j'avais THE produit indispensable qui pouvait être utile à d'autres.

Il y a environ deux ans, je ne savais plus quoi mettre sur mon visage : ma peau tirait tout le temps. J'écoutais les conseils des vendeuses de parfumeries, qui me disaient que j'avais la peau déhydratée. Soit. J'achetais des tas de choses super hydratantes, des gels, des sérums, rien n'y faisait. Un jour, j'ai fait une allergie carabinée aux soins super désaltérants de chez Clarins. C'est là que super magic Nelly m'a dit : "Retire immédiatement ces soins de parfurmerie de ton visage, et mets ça :"

Eh oui, ma peau avait besoin de gras. Même en cas de peau déshydratée (je pense que la mienne est sèche ET déshydratée, mais maintenant que j'ai trouvé la bonne crème, je m'en moque un peu), la peau a besoin de gras qui va réparer et renforcer le ciment cellulaire, lui-même chargé de retenir l'hydratation, elle-même provenant en grande part de l'intérieur de notre corps. Donc les gels et les sérums tout légers, poubelle. 

Ce produit est le seul que je rachète systématiquement après l'avoir fini (et même avant, je fais des réserves) depuis deux ans, je ne compte plus les pots. Depuis que je le connais je n'ai quasiment plus de tiraillements , de plaques ou de rugosités sur le visage. Je le conseille autour de moi dès qu'on me parle de problèmes insolubles de peaux sèches et/ou eczémateuse, et notamment d'enfants en bas âge recouverts matin et soir de Dexeryl en vain... Et je rigole bien quand je vois des filles s'extasier devant des crèmes riches de grandes marques de parfumerie qui coûtent un bras, alors que celle-ci est à 19 € les 150 ml.

Bien sûr, il n'est adapté qu'aux peaux très sèches et/ou déshydratées, et même atopiques : mais si vous avez ce problème et que rien ne vous convient, c'est une piste que je vous conseille vivement d'essayer !

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"Maigrir sans régime" : 1er volet

Les kilos et moi... Toute une histoire.


Une histoire qui commence à l'adolescence (parce que lorsque je regarde les photos, je ne vois qu'une petite fille tout ce qu'il y a de plus "normal"). Vers l'âge de treize ans, mon corps s'est transformé, la machine s'est emballée, et comme elle ne savait pas encore comment répartir la charge, j'avais l'air grosse. Je faisais alors 60 kilos, mon IMC était "normal" (je donne des chiffres, mais vous verrez que je ne les affectionne pas particulièrement). Aujourd'hui, je SAIS que je n'aurais RIEN DÛ FAIRE du tout, laisser les choses entrer dans l'ordre naturellement. Car aux moments où, à l'âge adulte, je fis ce poids-là, et sans avoir pris de centimètres (oui, je fis beaucoup de poids différents dans ma vie), mon corps était alors beaucoup plus harmonieux et mieux proportionné. 

Parents : laissez tranquille vos adolescents et vos adolescentes, car même s'ils ressemblent au Bibendum Michelin, c'est, hors comportements alimentaires pathologiques, tout à fait NORMAL... Et cessez de les prendre pour le miroir de vos espoirs et de vos échecs, au passage, merci. 

Donc je n'avais pas de complexes jusqu'au jour où on m'en colla sur le dos, vraiment. Je me mis alors à imiter mes parents : j'entamai des régimes. Le premier fut radical : cure de sachets protéinés, fierté de ne tenir jusqu'au goûter qu'avec un milshake à la poussière dans le ventre. J'ai 15 ans et mon corps, estomaqué devant cette famine, perd 10 kilos en deux mois de vacances scolaires. Les copains ne me reconnaissent plus de dos, et on me dit que je suis charmante. Je fais 50 kilos, du 36, et le pire c'est que je me trouve "encore boulotte". 

Je me dis que la partie est gagnée, que je serai mince toute ma vie, mais je ne sais pas encore que la perte de poids dûe à un régime (ou à "un rééquilibrage alimentaire", qui n'est que le terme politiquement correct pour "régime") ne dure jamais, tout simplement parce que les contraintes du régimes sont intenables sur du long terme. Même si certains sont plus endurants que d'autres (genre la fille qui mange une barre de céréales par jour). 

Donc pouf, je remonte à 60, puis 62, 63... Et c'est le début du fameux yoyo qui me fait monter toujours plus haut à chaque fois. 

A 19 ans, deuxième gros régime, je redescends à 55. 
A 23 ans, début de ma vie professionnelle, rupture affective, éloignement géographique de mes origines, et c'est parti pour 63 à nouveau. 
A 24, on redescend à 56, puis rencontre avec mon conjoint, euphorie et bonnes bouffes en amoureux, et surtout, impossibilité d'être au régime à vie : bam, 66 kilos à 26 ans. A part ça non, non, je n'aime pas les chiffres. 

Là, je dis stop. Pas seulement à cause des chiffres instables sur la balance, mais surtout à cause de mon rapport avec la nourriture. La nuit, je pense à ce que j'aurai le droit de manger, ou pas, j'en pleure de rage tellement tout est compliqué... La télé me présente des filles filiformes dans des séries américaines entrecoupées de pub pour des glaces La Laitière... Evidemment je culpabilise, ça ne sert à rien mais c'est tellement évident. Je rêve que quelqu'un invente des pilules qui remplaceraient ma nourriture et m'apporteraient juste ce dont mon corps a besoin... Et là je me dis, tout de même, qu'il doit bien exister une façon normale de manger sans grossir, sans devoir compter le nombre de calories de chaque assiette, il doit bien y avoir une façon de vivre sans se prendre la tête avec la nourriture ! La preuve, il existe bien des gens qui mangent simplement, et sans subir d'énormes variations de poids pour autant !

Cette façon normale de manger, je commence à la découvrir en écoutant le discours du docteur Zermati à l'occasion d'une émission de télé-réalité sur la 6 (qui fait maigrir les gens, un thème très porteur d'audience...).

A suivre. 
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