samedi 25 août 2012

Première revue sur linecoaching.com ("maigrir sans régime" 6)


Très franchement, quand j'ai su que Zermati et Apfeldorfer lançaient linecoaching, j'ai fait la gueule.

Pour moi, Zermati, c'était un peu LE gars qui allait à l'encontre de l'exploitation financière des troubles alimentaires par l'industrie des régimes. L'anti-Dukon, l'anti-Cohen, l'anti-Gerbinéa. Le gars qui voulait sauver le monde, juste comme ça, ça me fait plaisir, c'est cadeau. 

Je me suis tout de même penchée sur la question, parce que ça faisait un moment que j'avais son bouquin sur ma table de nuit sans que le chiffre sur la balance ne baisse. En gros, tout se passait comme avec un régime : je connaissais la théorie, mais rien, ou presque, ou alors pas longtemps, ne décollait au niveau de la pratique. Alors un site qui prétendait remplacer l'accompagnement du médecin (oui, Zermati et Apfeldorfer sont médecins, c'est pas comme certains), peut-être que... 

Mais j'ai appris qu'une blogueuse-journaliste avait été sollicitée pour animer le site : ça manquait de professionnalisme à mes yeux. En outre, j'ai fait le test initial et n'ait reçu qu'une réponse de robot qui me semblait peu fidèle à mes comportements alimentaires (le fait est qu'à l'époque je faisais surtout l'autruche en prétendant que je mangeais presque tout le temps à ma faim...). J'ai oublié la chose bien vite. 

Et puis il y a quelques semaines, toute la famille s'est décidée pour aller à la piscine. Je prépare la crème solaire, les serviettes, les lunettes, le shampooing, et je ressors fièrement mon maillot de bain Taillissime collection Marianne James acheté à la Redoute l'année dernière pour le passer. Aïe. Ca passe, mais ça coince, ça fait mal, ça aplatit ce qui n'a pas intérêt à l'être, ça ne va pas. 

Ca ne va plus. J'ai encore pris du poids. Certes, la balance m'avait déjà tenu au courant, mais chez moi ça ne devient jamais aussi concret que lorsque je dois changer de taille de vêtements. 

J'ai donc profité d'une offre de juillet pour prendre un abonnement de six mois. Je l'ai d'abord soigneusement caché (pas bien longtemps) à Monsieur, parce que je savais que payer pour recevoir des conseils alimentaires, ça n'allait pas du tout être à son goût... Quant à moi je n'étais pas bien sûre de mon coup. 


Après un mois de parcours, voilà ce que je peux dire :

- c'est la première fois que je paye pour avoir accès à un service sur Internet. Il ne faut pas se dire "pourquoi je paierais, alors que presque tout est gratuit sur la toile ?". Non : depuis que je suis inscrite, je vois vraiment la différence entre un service gratuit et un service payant. Le site est très riche, de vidéos, de forums, d'explications, d'activités... 

- je pense qu'il est imprudent de s'inscrire sans avoir au moins lu "Maigrir sans régime" au préalable. En effet, même si le site tente d'expliquer soigneusement les théories de la régulation alimentaire, cela ne saurait être aussi clair que dans le livre, car c'est beaucoup plus rapide. Finalement le livre apporte la théorie, et le site apporte la pratique. 

- j'avais très peur de m'ennuyer, tant je maîtrisais le bouquin. Mais avec le site, on FAIT les activités mentionnées, et pendant le temps indiqué (parfois ça dure deux jours, parfois dix) : on ne se contente pas d'en lire le récit et les résultats sous la plume de Zermati. Et ça change tout. Je ne me suis donc jamais ennuyée pour l'instant, et j'ai vraiment avancé dans l'observation de ma façon de manger (alors que je croyais un peu tout savoir). 

- les explications sont détaillées, et souvent sous deux formes : écrites et filmées. J'aime bien, et puis j'aime bien les bouilles de Zermati et Apfeldorfer. 

- on vous promet des chats avec les experts : c'est pas des blagues. Pour l'instant je n'ai participé à des chats qu'avec JP Zermati ; il est vraiment là, il répond (y a pas tant de questions posées que ça, du moins en aôut), c'est intéressant, c'est complet, c'est bienveillant (bon après oui, il est toujours possible que ce soit quelqu'un d'autre derrière l'écran ! Mais ce qui a été répondu est aussi intelligent que du Zermati...). 

- c'est à la fois directif et libre. On doit suivre un parcours, étape par étape (pas moyen d'en griller, à moins de mentir sur les compte-rendus, mais puisqu'il faut attendre une certaine durée, autant faire ce qu'on nous demande), mais on les franchit à notre rythme. Premier exemple : j'ai bloqué pendant 15 jours avant de me résoudre à pratiquer ce qu'on appelle la Respiration en Pleine Conscience. Pas de souci. Deuxième exemple : je n'ai pratiquement pas avancé dans le "parcours forme" (faire des extensions devant mon écran, non, c'est au dessus de mes forces !). Eh bien personne n'est venu m'engueuler ! 

- pendant que je bloquais, j'ai pu parler de mes réticences et de mes doutes sur le forum. Ah, la joie de s'adresser à des gens déjà convaincus par la méthode et qui ne vont pas se jeter sur vous en vous accusant de vouloir mourir obèse ! A cette occasion j'ai pu comprendre que j'étais bien trop exigeante avec moi-même, que je m'accusais de ne pas réussir à réguler mon alimentation alors que je n'en étais qu'à l'étape 1 ! D'ailleurs, voici l'ensemble du parcours pour vous donner une idée :
ETAPE: J'OBSERVE MON COMPORTEMENT ALIMENTAIRE

ETAPE: JE DECOUVRE LA FAIM

ETAPE: JE DECOUVRE LA DEGUSTATION

ETAPE: JE DECOUVRE LA SATIETE

ETAPE: J'APPRENDS A DEGUSTER LES ALIMENTS TRES CALORIQUES

ETAPE: J'APPROFONDIS MES SENSATIONS ET MES EMOTIONS

ETAPE: JE GERE MIEUX MES FINS DE JOURNEE

ETAPE: JE DECOUVRE LA SATISFACTION ALIMENTAIRE

ETAPE: JE STABILISE MON COMPORTEMENT ALIMENTAIRE

Chaque étape est constituée de deux à six activités à peu près. 

- j'ai aussi fait appel à ma "coach". Je suis un peu plus dubitative, même si au final ses réponses m'ont aidée. Au départ j'ai cru que c'était un robot qui répondait à mes questions, mais non. C'est juste que son style d'écriture était un peu "dense". J'ai donc reformulé mon interrogation et j'ai enfin eu les éclaircissements dont j'avais besoin.

- je suis également sceptique concernant les "défis" : vous vous engagez par exemple à manger en solo, à sauter un repas quand vous n'avez pas faim, ou à ne plus manger devant la télé pendant une semaine, et si vous réussissez vous obtenez des points, qui vous apportent soi-disant des "surprises". N'étant pas du genre à fonctionner à force de coups de pieds au derrière, ça me branche moyen, mais ça peut en motiver d'autres (en même temps, je suis bien curieuse de savoir ce qu'est la surprise... Si c'est un bon d'achat Sephora, je meurs. Oui j'ai le droit de rêver). 


Quels sont les résultats au bout d'un mois ? 

- J'ai perdu 500 grammes :) Bon, c'est peut-être un détail pour vous, pour moi aussi en fait. Mais au moins, je n'ai pas grossi. 

- J'ai compris que je n'avais pas à m'autoflageller sous prétexte que je ne parvenais pas à mettre en application les principes de la régulation alimentaire simplement en le décrétant. Changer ses habitudes durablement demande un long travail. 

- J'ai déjà remarqué des améliorations dans ma façon de manger : à force de me demander si j'ai faim, si je suis rassasiée, je perçois déjà un peu mieux ces sensations, et du coup je mange moins. Rien n'est gagné, je m'attends à un retour du baffrage dès la rentrée. Mais bon, c'est déjà ça. 


N'hésitez pas si vous avez des questions : s'inscrire est un pas que j'ai mis du temps à franchir, et je ne regrette pas, mais le coût mérite bien qu'on y réflechisse à deux fois !



 

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vendredi 24 août 2012

Réponse à un commentaire

Je voulais continuer comme si de rien n'était, entamer de ce pas le récit de mon expérience sur linecaoching.com... Mais le "commentaire" que j'ai reçu mercredi soir m'offre une trop belle opportunité pour répondre à des tas de clichés sur les gros. Je dois reconnaître un mérite à son auteur : celui d'avoir écrit noir sur blanc ce que beaucoup pensent tout bas, et taisent... parce qu'ils sont polis. Après tout, ça nous est tous arrivé de considérer la situation d'un ami, d'un voisin ou d'un collègue dans les ennuis, et de trouver des raisons à son sort, histoire de nous rassurer. Si Machin est célibataire, c'est parce qu'il ne sait pas s'y prendre ; si Truc et Bidule ont divorcés, c'est parce qu'ils n'ont pas su échapper à la routine ; si Tartempion n'attire pas les filles, c'est parce qu'il ne prend pas soin de lui ; si le gamin des Dugenou est en échec scolaire, c'est parce qu'ils n'ont pas su l'élever.

Si t'es grosse, c'est parce que tu manges des plats préparés, de la mayonnaise et que tu t'empiffres devant ton ordi en t'appitoyant sur ton sort. 

Trouver une raison claire, simple et efficace au malheur des autres permet de nous rassurer, de nous dire qu'on y échappera à coup sûr. 

Mais c'est du vent. Je peux divorcer, devenir célibataire demain et pour des années, devenir très moche en vieillissant, et me faire convoquer toutes les semaines par la maîtresse. 

Tu peux grossir aussi. Surtout en fanfaronnant parce que tu as perdu 14 kilos. 

Ce ne sera pas très élégant, mais le plus simple me semble de répondre mot pour mot à ce "commentaire". Parce que c'est une représentation très précieuse de tout ce qu'on pense à propos des gros. Pour ça, A, merci. Merci de me permettre d'y voir clair également. 


moi je trouve cela déprimant de se dire que l'on fait le deuil... pourquoi certaines personnes arrivent-ils à perdre du poids et pas vous?
Ben oui tiens, pourquoi ? Et pourquoi tant de gens continuent à fumer alors que CERTAINES personnes parviennent à arrêter ? On me répondra peut-être que ce n’est pas pareil, la cigarette entraîne une dépendance physique. C’est vrai. La bouffe en excès, elle, est liée à une sorte de dépendance psychologique, à des mécanismes complexes liés à un dérèglement des comportements alimentaires. Et puis on ne décide pas « d’arrêter de manger », il faut continuer à vivre avec la nourriture, alors qu’on rêverait parfois de bouffer des pilules pour que ce soit plus simple…
T’es malade ? Bah comment ça se fait ? Y a tant de gens en bonne santé de nos jours !

N'est-ce pas une sorte de trouvaille pour "lâcher l'affaire" et reprendre un cookie?
Je vais avoir l’occasion d’y revenir, mais oser dire qu’on est grosse, oser dire qu’on s’accepte tel quel et vouloir en finir avec les régimes, ce n’est SURTOUT PAS vouloir continuer à manger sans fin ni faim… Il faut croire que lire « grosse » et « jolie » dans la même phrase hérisse tellement le poil de certains que ces derniers relient ça obligatoirement à une attitude déviante et névrosée… Mais A, si les grosses ne sont pas à ton goût : libre à toi ! Personnellement j’ai du mal à être attirée par les gens qui ont un strabisme ou un accent, vois-tu, chacun son truc (la différence c’est que je ne leur reproche rien, moi). Dans mes billets précédents, j’ai simplement pointé du doigt le fait que l’universalité apparente du goût pour la minceur avait quelque chose de suspect, et qu’il serait temps de s’interroger sur les diktats des medias. J’ai aussi essayé de faire entrevoir à certaines jeunes femmes que tous les hommes n’étaient pas fan de minceur, mais je n’oblige personne !
Avoir un surpoids à 25ans, 30 ans, ok, faut vivre avec le regard des autres, c'est dur... mais tu penses à tes problèmes de santé à 50? là c'est ton regard dans le miroir qu'il faudra supporter? Parce que tu sera la seule responsable!!
Mais tu crois quoi ? Que ma décomplexitude est née du jour au lendemain ? Tu crois que je ne le connais pas mon regard impitoyable sur mon corps ? Que je ne tremble pas à chaque prise de sang ? Seulement voilà, j’ai décidé d’être bienveillante envers moi-même, envers mon corps blessé, abîmé par ce que je lui ai fait subir (je parle des pertes comme des prises de poids).
Quant au spectre de la crise cardiaque à 50 ans… Je constate avec stupeur qu’on est de plus en plus sévère avec les gros, et de moins en moins avec les buveurs et les fumeurs (même en cas de grossesse). Ah oui, c’est vrai : les premiers sont « responsables ». Coupables, tu veux dire ? Je n’ai commis aucun crime figure toi, je n’ai même pas à « assumer » mon surpoids. J’ai grossi parce que j’ai tourné le dos à une façon normale de manger, pour des tas de raisons plus complexes que ce tu sembles suggérer. Plus complexes, et surtout peu réceptives aux« yaka-fokon » bien pensants. Serais-tu de ces gens qui prétendent soigner les dépressifs en les secouant et en leur disant « Mais t’as TOUT pour être heureux, alors sois-le !!! » ? Essaie aussi sur les cancéreux alors, ça aura sûrement de l’effet.

Je préfère les raccourcis inverses, en fait:
"Tu veux être mince? habille-toi en mince!" 
"Tu veux avoir moins de ventre, rentre-le!"
"Tu veux mincir? arrete de manger!!"
Si des milliers de personnes y arrivent en même temps qu'ils/elles mènent leur vie sociale, familiale et professionnelle, c'est que ce n'est pas si insurmontable que cela. 


Bah oui quoi, c’est bien connu, les gros sont gros parce qu’ils n’ont pas de volonté. Leur grosseur c’est même le symptôme, que dis-je, la preuve physique et irréfutable de leur mollesse, de leur apathie, de leur paresse. Tout comme la couleur des Noirs était le signe de leur absence d’âme… il y a 300 ans.
Et puis, être gros, ça doit être tellement pénible. S’ils restent ainsi, c’est forcément qu’ils aiment ça, hein ? Je refais un parallèle avec les fumeurs ou ça va aller ?
J’ai un gros dans ma famille : mon père. Je l’ai vu maigrir, grossir, maigrir, grossir, faire des régimes Gerbinéa, ne plus rien manger du tout, prendre de l’Isoméride (ce coupe-faim qui fut ensuite interdit parce qu’il causait des problèmes cardiaques), et, j’en suis pratiquement sûr, se faire vomir. Mon père a plein de défauts, mais je lui reconnais une chose : c’est la force de sa volonté. Les gros sont souvent ceux qui ont fait le plus de régimes dans leur vie, qui ont perdu le plus de poids tous kilos additionnés. Il en faut de la volonté pour remplacer ses repas par une boisson insipide ou un muffin en polystyrène.

Arrète de t'appitoyer sur ton sort en grignotant toute la soirée affalée devant ton clavier!! 

Bon là j’ai juste envie de dire « merde » mais on va faire un effort (malgré l’adage qui conseille de ne pas parler à certaines personnes pour ne pas les instruire).
J’écris ses billets dans l’espoir de faire un peu bouger les lignes, d’inciter les gens à lutter contre le racisme anti-gros, en commençant par leur regard sur eux-mêmes. J’essaie de réconcilier des filles qui ne sont pas grosses du tout avec leur image. J’essaie enfin de défendre une méthode qui me parait la seule viable pour revenir et garder son poids d’équilibre. Pour m’apitoyer sur mon sort, je préfère me rouler en boule sur mon canapé en pleurnichant, mais bon.

Combien d'entrevous on réellement changé leur mode de vie pour perdre du poids?? Je veux dire, pas seulement une semaine, jusqu'au prochain dossier dans Elle magazine??


La plupart « d’entre nous » comme tu dis ont perdu du poids, énormément de poids, et certainement pas avec des régimes d’une semaine ! A 16 ans, j’ai mangé des sachets protéinés pendant deux mois ! Certains ont fait des régimes pendant un an ! Alors oui, il s’agit bien de changer de mode d’alimentation pour toute la vie, on est d’accord, mais certainement pas en comptant des points, ou des calories, ou le nombre de petits gâteaux qu’on s’autorisera dans le mois ! Tout simplement parce que ce n’est PAS VIABLE. Parce que PERSONNE, à moins d’être mal dans sa peau, ne peut tenir avec un tel contrôle intellectuel sur son alimentation sur la durée. L’idée c’est de retrouver un contrôle naturel, une régulation dont notre corps est capable naturellement (voir billets précédents).

Alors faire le deuil de faux régimes qui te font déprimer toute l'année c'est une bonne idée. S'abandonner à la prise de poids chronique... tu te suicide en fait!! C'est le fameux un Kilo par année de mariage des mecs version nana. Et tu te vois dans 30 ans regarder ta fille rentrer dans ta robe de marriée??


Là encore, si tu crois être inédit avec tes perspectives d’avenir… Bref. Vouloir retrouver une façon de s’alimenter normale et accepter son corps, même gros, ce n’est pas s’abandonner à la prise de poids (quant aux menaces de suicide, je tiens à rappeler à tout le monde que vivre tue). 

Sors dehors, va en ville (à pieds ou en velo), va dans un bar ou tu restes debout, voir tu danses, et interdits-toi le tupperware de retour de soirée... 
jette la mayonnaise les plats préparés, arrete la tv pendant ldes repas, discute entre chaque bouchée,... 


Je n’aime pas la mayonnaise, et je cuisine certainement plus que toi (et rarement des plats en sauce), et le « tupperware de retour de soirée » est un concept que j’ignorais jusqu’à ce que tu l’évoques. Monsieur A. est merveilleux, il sait comment nous faire maigrir ! Mais j’ai un scoop : je sais pourquoi je grossis. Parce que je mange trop !!! Ah ah ah je suis sauvée !!!
(Par contre les bars, tss tss, c’est pas bon du tout ça de fréquenter les bars, houlala, moi je sais ce qui est bon pour toi, arrête les bars tudusuite !!!)
Un peu plus sérieusement, je sais que j'ai des habitudes à changer (mais ça ne passera certainement pas par la diabolisation de certains aliments, qui est en fait une sacralisation). Mais il ne suffit pas de le décider, même si c'est le préalable indispensable. 

Tu vas me dire c'est plus facile à dire qu'à faire. Moi j'ai perdu 14 kilos en un an parce que je voulais pas rentrer dans la routine "Un kilo par année de mariage"... en l'occurence de paternité. Sans le claironner, sans l'imposer autour de moi, ni dans les courses, sans ducan ni rien... donc je sais que c'est possible. et comme je ne refuse jamais un dernier verre pour la route, je sais qu'il n'y a pas besoin d'une volonté de fer pour y arriver.

Quoi ??? Tu as perdu 14 kilos ??? Mais c’est formidable, une fois de plus je suis sauvée alors !!! Désolée mais là, je perds la force de répondre des trucs intelligents… Je vous renvoie à ce que j’évoquais sur notre propension à trouver une explication au malheur des autres pour s’en protéger.



Rendez-vous quand tu en auras repris 17. 








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mercredi 22 août 2012

Vouloir maigrir sans régime, ce n'est pas faire l'apologie du surpoids ("maigrir sans régime" 5)

Récapitulons : j'ai commencé par expliquer que je voulais en finir avec les régimes qui dérèglent nos comportements alimentaires. J'ai tenté de démontrer que tout ce qui consiste à manger avec sa tête ("Je mange pas de cookies parce que ça fait grossir" ou "Je prendrai 60 grammes de féculents à midi") s'apparente à de la restriction cognitive, et nous coupe de nos sensations qui nous permettent de réguler naturellement notre alimention. 

Mais le lâcher prise ne signifie pas l'absence de contrôle. Et c'est bien avec une régulation saine et naturelle de mon alimentation que je voudrais renouer. Avec deux objectifs : 

1) Je ne veux plus grossir. 
Ok, ok, si on venait me dire là tout de suite : "Mushroom, tu vas faire du 46 pour toute ta vie, c'est comme ça et pas autrement", je dirais "Bon d'accord". J'arrive à m'habiller, à me mouvoir, je suis en bonne santé, il y aurait des sorts bien plus malheureux que le mien. 
Mais je ne suis pas sûre que je pourrais dire la même chose à un poids plus élevé. Je sais que des femmes sont plus grosses que moi et peuvent être tout aussi bien en bonne santé et bien dans leur peau, mais enfin, bon, reconnaissons que c'est sans doute plus difficile. Idem pour le désir de mon homme. 
En outre, le fait que mon poids ne soit pas stable car en régulière augmentation est le signe indéniable que je mange en excès, et rien que ça est le signe que quelque chose ne va pas. 

2) Maigrir, bah oui, ce serait cool ! 
Je peux paraître paradoxale, mais ce n'est pas parce qu'on s'accepte tel qu'on est qu'on est contre l'idée de perdre du poids. 
Je me trouve jolie, mais je me trouvais encore plus jolie quand j'étais moins grosse. 
Je parviens à m'habiller, mais c'était encore plus facile quand j'étais moins grosse. 
Je suis bien dans mon corps, mais je l'étais encore plus quand j'étais moins grosse. 

Je vois le numéro 1 comme une nécessité ; le 2 comme un plus qui serait bien agréable. 


Et comme la lecture seule de Zermati ne suffisait plus...
Et comme j'ai dû racheter un maillot de bain parce que celui de l'année dernière ne m'allait plus...

J'ai fini par m'inscrire sur linecaoching.com en juillet dernier.



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Accepter son corps, c'est bien, l'habiller, c'est mieux ("maigrir sans régime" 5)


Vers l'âge de 23 ans, j'étais fâchée avec les vêtements. J'étais en train de reprendre du poids après avoir été en bas du yoyo, du coup je trouvais tous les vêtements mal fichus, mal coupés, peu seyants. 

Et puis un jour, alors que je ressortais d'une boutique Xanaka avec un énième pull à la main (alors que j'étais venue chercher un pantalon potable), la responsable du magasin me héla pour me demander "si j'avais trouvé mon bonheur". Après que je lui ai fait part de mon dépit, elle me prit en main pour deux heures de quasi-relooking à en faire pâlir les émissions caricaturales d'M6. 

Elle me colla dans une cabine, et m'apporta elle-même des pièces que je n'avais même pas vues. Oh. Cette blouse à fleurs, ce tee-shirt manches longues avec des imprimés graphiques, ce petit haut en maille : tout m'allait. Et pour cause. 

Elle avait pris du L (devenu trop petit pour moi depuis, je vous rassure. Même la blouse).

Et voilà bien la règle la plus importante selon moi du "comment je l'habille quand j'ai pris du poids" : avec des vêtements à ta taille. Même si c'est "la tayodsu". 

Alors oui, c'est dur, parce que ça donne l'impression d'entériner ce qu'on veut à tout prix ne considérer que comme une passade. Oué oué oué tu dis que tu vas bientôt perdre 6 kilos, mais depuis combien de temps ? Si ça fait deux collections printemps-hiver que tu laisses passer avec des fringues trop petites, tu crois pas que tu pourrais octroyer à ton corps quelques pièces qui lui vont pour de vrai ? Alors vas-y, essaie : peut-être que cette tunique a une forme chouette et flatteuse, si tu daignais la passer en 40, ou en 42, ou en 44 etc. Et si vraiment ça te déprime, tu couperas l'étiquette à la maison. Et n'aie pas honte, même si la vendeuse fais du 36 : demande ta taille et insurge toi si on l'a pas. Et si on te l'apporte, tu verras que la vendeuse le fera avec autant d'affabilité que pour habiller une mince. La vendeuse veut vendre, point (il y en a aussi des sympas qui vendent ET qui sont contentes de voir une cliente trouver chaussure à son pied ou pantalon à son derrière). 

Et pendant que tu y es, vas faire un tour dans ton dressing. C'est mon deuxième conseil du jour : vire-moi toutes ces fringues trop petites que tu gardes pour "quand tu auras maigri". Certaines prétendent que ça motive : pour perdre en janvier les deux kilos qu'on a pris à Noël, sûrement. Mais quand on a un problème un peu plus complexe avec le poids, ça ne motive pas : c'est juste le meilleur moyen pour commencer sa journée en déprimant. Mets-les de côté dans un carton si tu veux : certes, on ne sait jamais. Mais pour ma part, le 36 et le 38 ont quitté mon domicile depuis belle lurette ; je n'ai gardé qu'une robe en 40 (parce qu'elle m'a coûté bonbon) ; j'espère toujours un peu pour le 42, mais j'ai récemment mis plein de pièces dans le carton "vide-grenier" parce que c'est bien joli tout ça, mais si elles sont démodées le jour éventuel où je pourrai les mettre, ça ne m'aura pas beaucoup avancée. 

Et maintenant : comment s'habiller quand on est grosse ?

Bah comme tout le monde. Oui, tu éviteras la combinaison léopard moulante (mais j'ai dit "comme tout le monde" en même temps). En essayant, en tâtonnant, en choisissant ce qui t'emballe devant la glace, tout bêtement. Les sacro-saintes règles d'habillage dédiées aux grosses m'insupportent, et comme 10tubes, je n'aime pas particulièrement m'habiller en pin-up

Où aller ? En tant que nana qui fait du 44 et du 46, je peux aller encore chez Promod pour les hauts, mais pas pour les pantalons (ils s'arrêtent au 44) ni certaines robes dans lesquelles ma poitrine ne rentre pas. Mon enseigne préférée reste Jacqueline Riu, même si ça fait vieille au premier abord : en fait on trouve plein de trucs sympas. Et eux vont jusqu'au 46, un VRAI 46. 
Concernant la VPC, on trouve des taille élevées dans les catalogues classiques, mais je préfère de loin Taillissime de la Redoute, parce que c'est bien coupé. Je fuis comme la peste les 3 Suisses. Quand on dépasse le 40, on ne peut plus s'habiller avec des bouts de chiffons...
Concernant les soutien-gorges, rien ne vaut une bonne marque comme Lejaby (le mieux c'est encore de demander conseil dans une boutique) ; mais les jours où on n'a pas envie de claquer 80 euros dans un soutif, la marque "Sans complexe" en supermarché est potable (bon, le soutien gorge en question ne tiendra pas la route longtemps, donc au final c'est pas si économique que ça). 

Pour les tailles au dessus, je vous renvoie à des sites comme celui de Big Beauty.


Et si vous vous dites "à quoi bon ? J'aurai toujours l'air grosse de toute façon...". Certes. Mais une grosse bien habillée sera toujours plus jolie qu'une grosse mal habillée.  

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dimanche 19 août 2012

Accepter son corps ("maigrir sans régime" 4)

Je n'ai pas décrété du jour au lendemain d'accepter d'être d'abord "bien en chair", puis grosse aujourd'hui. Mes nombreux régimes suivis de pertes de poids fulgurantes étaient justement la conséquence d'une volonté de coller à un idéal physique. Lorsque j'atteignis les 50 kilos vers l'âge de 17 ans, je parvenais encore à me trouver "boulotte"... Tristesse. Je me sentais plus mal qu'aujourd'hui avec un poids bien plus élevé. Ceci est bien la preuve que la relation qu'on a avec notre corps n'est pas liée au poids que l'on fait. 

Attention : j'aimerais être plus mince, pour des tas de raisons que je détaillerai plus tard. Mais j'ai fait le deuil des images de magazines, celles-là même qui parviennent à foutre des complexes à des filles qui n'ont objectivement RIEN à perdre ! Elles me rendent sincèrement tristes ces filles, à parler de leur corps comme d'un monstre, à s'autoflageller parce qu'elles ne sont pas capables de perdre "encore un kilo"... D'abord triste pour la jeune fille, semblable à elles, que je fus. On me dira que chacun fait ce qu'il veut, que ce n'est pas parce qu'une nana veut perfectionner son corps qu'elle est aussi malheureuse que je pus l'être par le passé. Mais, selon moi, toutes participent à perpétuer l'exigence du corps parfait, à la transmettre autour d'elles, et notamment à leurs enfants. 

Alors POURQUOI ? Pourquoi est-on capable de rejeter à ce point un corps qui n'a rien à se reprocher ? Quelles sont les prises de conscience nécessaires à l'acceptation de son corps ? Eh bien selon moi et ma très louable expérience, il y a tout ça :

1) "Parlez-moi de votre enfance" ou l'histoire familiale
Les gens qui n'aiment pas leur corps sont nombreux à avoir été privés d'un discours bienveillant de la part de leurs parents. Les pères et les mères projettent souvent leurs propres complexes sur leurs enfants, les incitant à perdre du poids, plus ou moins directement. Que ce soit par des paroles assassines ("T'as de gros genoux", entendu à 13 ans...) ou tout simplement par l'obsession des parents eux-mêmes pour leur poids, il est facile de fabriquer des futurs adultes mal dans leur peau. Comme disait Dolto, "ce n'est pas de votre faute, c'est de votre fait". Mais quand même, j'essaie de faire attention, et j'ai une règle absolue vis-à-vis de mon fils : ne jamais déprécier mon corps devant lui, ne jamais lui parler de cellulite ou de bourrelet. 

S'affranchir du discours familial n'est pas toujours simple : parfois on y arrive seul, parfois il faut se faire aider. Mais avoir conscience de son existence, c'est déjà un premier pas.

2) Le règne des canons de beauté dans les medias
Là, on dirait que j'enfonce une porte ouverte... mais ce point mérite tout de même qu'on y réfléchisse un peu. Il m'a fallu deux expériences pour me rendre compte à quel point les medias modifiaient la perception de mon corps :

a) J'ai fait un shooting photo
Reprenant l'idée d'une amie, j'ai décidé (en 2008) de me faire prendre en photo par un professionnel, au studio Bain de Lumière à Puteaux (si je mets le lien c'est parce que j'ai été très satisfaite de l'accueil, de la séance, et des photos elles-mêmes. En plus j'ai papoté make-up avec la maquilleuse juste avant, un bonheur !). Franchement, je suis une BOMBASSE sur ces photos. Parce qu'un photographe sait mettre en valeur son sujet, parce qu'il a le bon éclairage, et qu'il retouche les couleurs et la luminosité sur les clichés à la fin. En outre, les dix clichés obtenus ont été sélectionnés par mes soins parmi plus d'une centaine de photos prises pendant la séance, cette sélection étant en quelque sorte une retouche en soi. 

Qu'est-ce que j'en ai conclu ?
Que même moi, une fille lambda, je pouvais être sublime sur une photo de professionnel. Et que donc les filles des magazines ne sont rien, ou pas grand chose, sans le travail de l'image évoqué plus haut (et renforcé dans leur cas par les retouches Photoshop). Que complexer par rapport à ces images alors que ce ne sont que des images fabriquées (admirablement, mais fabriquées quand même) est complètement absurde. Que ces images ne reflètent pas la réalité. 
Je ne suis pas en train de vous dire que je suis aussi belle que Gisèle au naturel, mais qu'il faut vraiment prendre en compte le travail de l'image, et du coup, se détendre un peu... 
L'idée de cette députée qui voulait imposer une signalétique sur les photos précisant lorsqu'elles étaient retouchées me parait depuis tout à fait sensée.


b) Je suis allée en Islande
Si si, il y a un rapport, tu vas voir... 
En Islande, le moindre patelin a sa piscine. Et le Guide du Routard nous avait prévenu : là-bas, on se douche tout nu dans des vestiaires collectifs (non mixtes tout de même). J'étais un peu réticente, mais une fois sur place, il fallut se rendre à l'évidence : tout le monde était à poil. Autant se fondre dans le paysage (d'autant plus que cette habitude est surtout une obligation liée à l'hygiène : vous avez des panneaux précisant qu'il faut se doucher AVANT d'entrer dans la piscine, avec du savon - à dispo, et insistant sur les parties du corps à récurer particulièrement... certaines sont inatteignables avec un maillot de bain ! Depuis j'ai beaucoup de mal à devoir le garder pour me doucher dans les piscines de France...). J'ai donc souvent échangé, toute nue, quelques mots en mauvais anglais avec des dames toutes nues aussi. J'imagine qu'on vit le même genre d'expérience dans les camps naturistes. 

Qu'est-ce que j'ai vu ?
Que TOUT LE MONDE avait des bourrelets, de la peau qui pend, des formes pas toujours harmonieuses, même les filles minces ou très minces ! Et que finalement j'étais loin d'être un monstre, j'étais juste normale. La nudité, c'est un peu le révélateur de la réalité. Réalité qu'on confond souvent avec ce qu'on voit à la télé par exemple. Mais dans les émissions ou les séries, les filles sont sélectionnées ; on n'y voit que des minces alors qu'elles ne représentent pas la majorité de la population. Si les moyennes et les grosses étaient davantage visibles dans les medias (et je ne parle pas de ces horribles reportages "spécial grosses" qui ne font que nous discrimer un peu plus), on finirait par les accepter davantage, et du coup par nous accepter davantage (mais du coup tout le monde serait heureux et bien dans son corps et ça ce n'est pas du tout dans l'intérêt des industriels). 

J'ai un exemple concret qui montre à quel point nous sommes influencés par ce que nous voyons : la mode. Chaque année, sort une pièce qu'on trouve dans un premier temps importable, voire carrément horrible. Les spartiates, les maxi-robes, le color-block etc. Et puis on est bombardé d'images, et à force, on finit par trouver ça pas trop mal, puis très joli, et à la fin il nous en faut ! C'est la même chose pour le corps : si on associe systématique "joli" et "mince", c'est parce qu'on ne nous montre que de la minceur ! Chacun ses goûts bien sûr, mais il me semble bon de s'interroger pour savoir comment nos goûts sont formés, voire manipulés... 

3) Autant se choisir le bon Jules... 
Désolée, mais je vais faire des jalouses. 
Ma vie a changé lorsque j'ai rencontré Monsieur. Avec lui, je me suis rendu compte que la vie était plus simple lorsqu'on la partageait avec quelqu'un qui nous appréciait physiquement. Vraiment. Monsieur aime les formes, Monsieur ne fait pas la tronche parce que je pèse 20 kilos de plus qu'à notre rencontre (je rappelle qu'une grossesse est passée par là, mais pas seulement), Monsieur est toujours enthousiaste à l'idée de partager son lit avec moi, Monsieur a même eu la politesse de grossir un peu avec moi. Il ne me fait pas les gros yeux quand je mange du chocolat, il se contente de réfléchir avec moi quand je souhaite avoir un rapport plus sain avec la nourriture.
Monsieur dit de belles choses, presqu'avec ingénuité. Par exemple :" Pourquoi ce qui est joli devrait toujours être mince ?" ou, lorsqu'il a vu mon shooting photo : "Ben moi je te vois comme ça en permanence". Il ne se force pas, c'est vraiment son goût naturel qui le porte vers les formes généreuses, sans doute parce qu'il n'a jamais trop regardé la télé, et qu'il n'a jamais cherché à suivre la tendance. Je pense que ses sentiments jouent beaucoup là-dedans, parce qu'après tout, il est aussi content quand je perds un peu de poids (mais il rajoute toujours : "Pas trop quand même hein !" T'inquiète, y a de la marge !). J'ai de la chance, et la chance ça ne se trouve pas au pied des arbres. Mais si vous commencez une relation avec quelqu'un et que ce quelqu'un vous charrie déjà sur votre poids, allez donc voir ailleurs si l'herbe est plus verte. Beaucoup d'hommes ne sont pas obsédés par la minceur. 


De manière plus générale, j'ai appris à ses côtés qu'on n'avait pas besoin d'être parfait pour être aimé. 



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samedi 18 août 2012

"Maigrir sans régime" 3ème volet : accepter son corps ???

A la fin de mon dernier billet consacré à moi et mon poids, je disais que jamais je n'aurais pu lâcher la restriction cognitive (i.e. : en gros, le fait de gérer son alimentation par un contrôle intellectuel, comme dans tout "régime" ou "rééquilibrage alimentaire") sans accepter mon corps tel qu'il est. 

Un jour, j'ai témoigné dans une émission de télé pour défendre les théories de Zermati (mais je n'avais pas le droit de le citer : j'ai donc juste expliqué qu'on pouvait perdre du poids sans avoir d'aliments interdits, et qu'aucun aliment ne faisait plus grossir qu'un autre). A mes côtés se trouvait une jeune femme qui avait énormément d'aliments tabous. Aucun de mes arguments ne semblait l'atteindre, et pour cause : longiligne, elle semblait obsédée par sa ligne et les règles qu'elle s'était fixé pour la conserver. Vers la fin de l'émission, la présentatrice lui a demandé : "Que souhaitez-vous aujourd'hui ? Être comme Mushroom ?" Moment comique. En effet, bien que la présentatrice fisse référence à ma relation apaisée avec la nourriture, l'image donnait à penser qu'elle parlait de ma silhouette, bien plus "plumpy" que celle de ma voisine. Sans mentir, j'ai perçu le dégoût sur la moue de cette dernière. Et je faisais alors pourtant vingt kilos de moins qu'aujourd'hui... 

Une chose est sûre, tant qu'on n'a pas abandonné l'idée qu'on doit être comme ceci ou comme cela, on ne peut abandonner  ni les régimes ni tout ce qui y ressemble ("Non non, je fais pas de régime, je fais juste attention" Ahah). 

Inutile d'écrire un laïus sur l'air de "Yaka-Faukon", "il faut s'accepter tel qu'on est", "y a pas que le physique dans la vie" et autre philosophie de calendrier. Quand on se sent mal à chaque fois qu'on croise son reflet, quand dès le lever on se tâte le gras du ventre et qu'on finit par le malaxer en espérant le faire disparaître, quand on n'achète plus de fringues parce que prendre "latayodsu" nous rend malade... on ne se sent pas mieux simplement en le décidant. 

Mais si mon billet de demain (oh le teasing !) pouvait vous donner quelques pistes pour réfléchir à la cause de ces malaises, et vous faire entrevoir qu'on n'est pas obligé de se sentir mal parce qu'on est gros (a fortiori quand on ne l'est pas mais qu'on se trouve pas assez mince)... Je n'aurais pas perdu ma journée. 



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vendredi 17 août 2012

TAG : les produits MU que je n'utilise jamais (et pourquoi je les garde quand même)


En regardant le tag des fringues immettables de DismoiThelma, j'ai eu l'idée de créer le tag des produits make up qu'on utilise jamais (ou presque), et qu'on garde quand même. Primo parce que je suis en vacances et que j'ai le temps de m'amuser, deuxio parce que ça peut être l'occasion d'une petite inspection-introspection et donc remise en question sur mes achats... 


1) Mes aqua-eyes, mes aqua-creams et mon liner gel Make Up For Ever


Pourquoi je ne les utilise pas : j'avais craqué sur les couleurs des aqua-eyes, mais ils sont tellement secs qu'ils impriment à peine la muqueuse, ou bien m'arrachent la paupière. Les aqua-cream, je ne leur trouve aucune utilité, je n'ai finalement pas assez de couleurs pour faire des maquillages complets avec, et c'est finalement compliqué de les combiner avec des FAP poudre. Quant au liner gel, il est devenu tout sec aussi, et aujourd'hui je lui préfère nettement mes liners feutres. 

Pourquoi je les garde quand même : parce que je sais que ces produits sont irréprochables au niveau de la tenue, donc ils peuvent m'être utile si un jour je me lance dans la natation synchronisée......... Plus sérieusement, je crois que le liner vis ses derniers jours avant la poubelle, et qu'un jour je vendrai les aqua-creams. Je garde les aqua-eyes tant que je n'ai pas leur équivalent couleur dans une autre marque. 



2) Mes gloss Mac et mon gloss smashbox


Pourquoi je ne les utilise pas : parce que le gloss ça colle et ça ne tient pas. Pour ma défense, je précise que je n'en achète plus.

Pourquoi je les garde quand même : parce que le gloss c'est joli. Et que ces gloss là sont quand même les meilleurs que je connaisse. 



3) Mon blush Nars "Orgasm" et mon blush Cargo



Pourquoi je ne les utilise pas : parce que le blush "Orgasm" est moche. Sérieusement, je ne pige pas l'engouement qu'il suscite depuis des années. Plus objectivement, je dirais qu'il est beaucoup trop rouge pour moi. Le Cargo quant à lui est beaucoup trop nacré et cuivré. 

Pourquoi je les garde quand même : parce qu'il y a le bronzer Laguna avec le blush Orgasm, et que je ne vais certainement pas me racheter un bronzer de sitôt. La partie la plus claire du Cargo peut servir d'enlumineur... mais même comme ça il ne m'enthousiasme guère... Un départ en persective ? 



4) Mes pigments libres



Pourquoi je ne les utilise pas : parce que c'est pas pratique !

Pourquoi je les garde quand même : parce qu'ils sont beaux ! 



5) Ma palette "Get Baked" de Urban Decay



Pourquoi je ne l'utilise pas : parce qu'entre la Naked et la Naked 2, je fais une overdose de FAP dorés, cuivrés et marron pailleté... Quant au bleu que cette palette contient, je le trouve "sale". 

Pourquoi je la garde quand même : parce qu'avant cette overdose, j'étais en quête d'un FAP couleur "or", mais un vrai "or" : pas bronze, pas cuivre, pas jaune... "Or". Et "Half-baked" répondit à mon souhait. On ne se débarrasse pas comme ça du Graal ! Je n'exclus pas de la vendre un jour cependant.



6) Mon mascara "Scandaleyes" de Rimmel



Pourquoi je ne l'utilise pas : parce que la brosse est plus grosse que mon oeil, et que du coup je suis incapable de déposer de la matière sur mes cils avec. 

Pourquoi je le garde quand même : parce que ça m'énerve de l'avoir acheté (même en promo) pour rien ! Mais au côté de mes neuf autres mascaras ouverts, il ne survivra pas au prochain contrôle de l'hygiène... 


Bilan : principalement, des erreurs d'achats, en majeure partie occasionnées par l'envie de suivre une tendance. Ce que je vois d'un mauvais oeil, c'est le nombre de certaines de ces erreurs : 4 aqua-eyes, 4 aqua-creams, 4 gloss, 4 pigments libres. Soit je mets du temps à comprendre, soit j'achète en trop grand nombre sans être sûre de mon coup. Voilà qui peut m'inciter à un peu plus de réflexion à l'avenir... Si tant est que j'ai encore besoin d'acheter quelque chose...



Qui est-ce que je tague ?
Toutes celles qui le veulent ! Que ce tag prolifère à travers la blogsophère ! Mais je pense en particulier aux participantes du swap des JO et aux participantes du swap de Caro (dont bien sûr Purple Make Up Elo et Bull'Elodie), si elles passent par là et si ça leur dit ! 






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jeudi 16 août 2012

Mon rangement vernis que c'en est passionnant

Depuis quelque temps, mon cerveau n'enregistre plus le nombre de mes vernis, malgré mes nombreux recomptages... Une sorte de défense psychologique sans doute, un voilage de face dans les règles de l'art.

Bon, le dernier chiffre homologué ce jour à 15h12 heure de Paris est de 131. Sachant que ce chiffre fluctue, pas toujours à la hausse d'ailleurs, il y a des naissances mais aussi des morts dans le monde des flacons. Non, je ne parle pas d'une bouteille que j'aurais terminée (si cet événement est déjà arrivé à quelqu'un, qu'il me fasse signe, je soumettrai son cas à la science), mais de spécimens que j'élimine au cours d'un tri régulier : doublons, couleurs détestées et/ou importables. Mais ceux qui tombent au front sont rares, ainsi la tendance est plutôt à la croissance démographique. 

Quand on arrive à une telle population, le problème du rangement se pose. Dès que j'en ai eu une quarantaine, j'ai commencé à répertorier les couleurs sur des nuanciers, d'abord faits de fiches bristol, puis d'éventails prévus à cet effet, glanés sur ebay us . Je ne retrouve plus cet article, mais Jade a fait un très chouette DIY pour en fabriquer à moindre coût. Cette solution offre de nombreux avantages : 

- quand on s'amuse à classer les couleurs par nuances, les doublons sont immédiatement repérables ("Quoi ? Mon Black Pearl de Chanel a sa réplique parfaite chez un bête l'Oréal ???" Après, à vous de voir s'il s'agit d'un avantage ou d'un inconvénient...)
- les couleurs sont beaucoup plus faciles à choisir, on ne choisit plus en fonction de la fashionitude du flacon mais de la couleur elle-même. Ainsi, on cesse de délaisser certaines nuances qui ne méritaient pas d'être abandonnées
- en posant le bout du nuancier sur son ongle, on sait d'avance le résultat que ça va donner, a fortiori si votre nuancier est transparent (on peut d'ailleurs remplacer les fiches bristol par des petites cuillères en plastique transparent par exemple)
- et surtout donc, on n'a plus besoin d'exposer ses vernis, et ainsi on a davantage le choix pour le rangement. 

C'est ainsi qu'après avoir rangé mes flacons dans un premier temps dans des boîtes Sephora (aaaah les boîtes Sephora... Je crois que je vais repasser commande uniquement parce que j'arrive au bout de ma réserve !) qui commençaient à s'empliler dangereusement, j'ai d'abord investi dans une tour de rangement en plastique, puis dans un bloc tiroirs en bois pour que ce soit plus joli. Voilà ce que ça donne :

Bloc 3 tiroirs acheté une vingtaine d'euros (argh c'est cher, bon sang ce n'est pourtant que du pin !)
chez Monsieur Bricolage, repeint à la bombe noire. 


Premier tiroir : matériel de Nail Art, dissolvant, cotons.

Deuxième tiroir : nuanciers éventails, matériel de stamping Konad, bases et top-coats
(et au fond le Mavala Scientifique dont je ne me sers jamais parce que c'est du poison en bouteille
et qu'en plus mes ongles ne sont pas mous mais dédoublés. Mais je ne peux pas me résoudre
à donner ce truc à une amie, j'aurais l'impression de vouloir la tuer...)

Troisième tiroir : au secours, enfermez-là !!!
Séparations faites avec... des boîtes Sephora dont j'ai sauvagement découpé le couvercle

J'ai décoré l'intérieur des tiroirs avec du décopatch (ce truc me détend incroyablement... je serais capable de décopatcher des trucs moches rien que pour le plaisir de le faire), sauf le dernier parce que panne de papier, mais franchement, est-ce qu'on a encore une chance de voir ne serait-ce qu'un milimètre carré du tiroir, mmh ?

Je suis très satisfaite de cette organisation. Et si vraiment c'est l'explosion démographique, je peux toujours virer le matériel de nail art ailleurs pour remplir les deux premiers tiroirs de nouveaux flacons. 


Mais alors pourquoi j'ai encore ça dans mon bureau ???

Vitrine à bibelots dégottée dans une salle des ventes par Monsieur.Le chantier en cours consiste à découper des tasseaux de bois pour faire une "marche" sur chaque
étagère afin de mettre une deuxième rangée de flacons derrière la première tout en la rendant visible.
Mais si, vous avez compris. 
Parce que c'est JOLI. Parce que ça me permettra de me la péter à mort quand quelqu'un viendra et me dira "Ouah, t'as TOUSSA comme vernis !" et que je pourrai répondre "Non mais là y en a qu'un tiers...". Crâneuse va. Cela dit, j'ai pris plusieurs précautions :

- la vitrine en question se ferme, ce qui me parait indispensable. Je ne sais pas comment font les filles qui mettent leurs 300 vernis sur des étagères à l'air libre, je trouve l'odeur insupportable ! Et puis déjà qu'on prend sans doute un passeport pour le cancer à force de se vernir les ongles tous les deux jours, je pense que respirer ces vapeurs vingt-quatre heures sur vingt-quatre ne doit pas arranger les choses. Pitié, si vous avez des enfants, pensez-y (c'était la minute "Mushroom vous donne des leçons", merci de l'avoir lue). 
- je l'ai accrochée (enfin "on" me l'a accrochée) sur un mur qui ne reçoit pas de lumière directe. J'imagine que j'aurais des petits enfants avant de voir la couleur d'un vernis altérée par le soleil, mais enfin, en toute logique, les couleurs sont à protéger de la lumière. 








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mercredi 15 août 2012

Swap des JO

Il y a bien longtemps, j'ai participé à un swap "Littérature et cuisine". Nous n'étions pas en binôme, les participantes étaient réunies "en boucle". J'ai préparé un colis avec soin, contenant entre autres un marque-page en Fimo fait de mes blanches mains (Monsieur a dit : "Mais pourquoi tu le gardes pas ???" Un homme très intuitif finalement...), un carnet de recettes agrémenté de mes meilleures réussites en pâtisserie, deux livres neufs, des madeleines maison... J'ai envoyé mon colis à une blogueuse dont je n'ai jamais eu de nouvelles (il n'y a eu aucun échange de mail : faut-il être cruche aussi...), et j'ai reçu deux livres à moitié moisis et une carte postale. Vous l'aurez compris, le swap, c'était "Plus jamais !". 

Et puis je suis tombée sur le swap des J.O. de Moumoute et Bliss Beauté : je trouvais le thème original et judicieux, la liste de produits imposés bien conçue, donc je me suis lancée. 

Vous le savez, ce qu'il y a de bien avec Internet, c'est qu'on peut rencontrer des gens de tous horizons, venant de l'autre bout de la planète........


Ma swapeuse, Purple Make Up Elo, habite à 20 minutes de chez moi !

J'ai donc commencé à échanger des mails avec une jeune fille adorable, qui fait les mêmes études que moi j'ai faites et qui m'a  fait découvrir au passage les richesses de ma région (en l'occurence un centre aquatique dont je ne soupçonnais même pas l'existence). Je ne vous cache pas que lorsque j'ai vu qu'elle avait vingt ans, j'ai eu l'impression d'en avoir cinquante, et peur qu'elle soit déçue de tomber sur une "vieille". Mais vu la qualité de nos échanges et le coeur qu'elle a mis dans ce swap, je pense finalement qu'elle n'a pas eu le sentiment de faire un swap "gérontologie". 

Nous avons donc pu échanger nos colis lors d'une rencontre, c'était très sympa et bien plus rassurant que de les confier à la poste... J'ai pu constater qu'Elo était encore plus jolie que sur les photos de son blog, sincèrement (et au passage j'ai un peu pleuré mes 20 ans à moi : profitez jeunes filles, profitez !).

Voici ce que j'ai reçu :

Au début je n'ai pas compris pourquoi la boîte était entourée de scotch noir...
En fait c'est du trompe l'oeil, j'adore !


L'idée était de trouver un produit pour chaque couleur du drapeau olympique (dont le blanc si on était motivé) : 

Bleu : FAP Yves Rocher (bleu acier): pas encore essayé, argh mais pourquoi je n'ai que deux yeux ??? La couleur est superbe, ça fait des années que je n'ai pas essayé du maquillage Yves Rocher : comme je suis en train de redécouvrir cette marque avec plaisir, ça tombe bien. 

Rouge : Vernis Sinful Color (timbleberry) : alors là c'est LA découverte de ce swap ! Déjà, chapeau Elo d'avoir trouvé une couleur de vernis que je n'avais pas (enfin, un oeil non averti dirait que j'en ai 12 des comme ça, mais laissons de côté l'avis des rustres qui n'y connaissent rien). Il n'est ni rouge, ni rose, ni orange, il est tout ça à la fois. Et alors l'application : un bonheur ! A la fois fluide et opaque, deux couches rapides et c'est plié. Je sens que je vais acquérir d'autres vernis de cette marque.

Jaune : Gel Douche Yves Rocher Jardins du Monde à l'Amande de Californie : j'adore son parfum, il me donne envie de tester le reste de la gamme.

Noir : Bague en forme de rose noire : super jolie, et curieusement j'avais fabriqué une bague un peu de la même forme pour le swap d'Elo ! Les grands esprits se rencontrent, évidemment. 

Vert : Liner métallic agnès B vert reflet or : une autre bonne surprise. Pour moi, Agnès B, c'était l'embellisseur abricot qui transforme mon teint blanc en citrouille... Eh bien cet eye liner est de très bonne qualité (je m'en sers aussi en crayon), et sa couleur est superbe, très pigmentée et originale (comme je suis meilleure en écriture qu'en photo, je préfère tenter de la décrire que de la prendre en photo : c'est un vert entre vert sapin et vert canard, avec des reflets dorés très subtils). 

Mais aussi : 
Deux gels douche Yves Rocher Plaisirs Nature, Mûre et Pêche jaune : un grand classique de la marque avec des parfums toujours à tomber par terre (validés par mon petit troizans).

Un Gommage Corps Yves Rocher à l'abricot : testé et approuvé, je le rachète dès que je fais une commande sur le site ! Nelly trouvait qu'il sentait la bière, car il sent le noyau : personnellement, je n'ai pas pensé à la bière, peut-être parce que je n'en bois pas ! Je lui trouve une odeur fraîche, assez indescriptible, agréable en tout cas.

Un petit gel douche Algotherm ; pas encore testé ; bien pratique à emporter en week end. 

Un vernis Deborah Prêt à Porter, couleur 31 Ballerina Tutu : pas encore testé, juste appliqué sur mon nuancier. C'est un très bon dupe du Lucky Lucky Lavender d'OPI, bon à savoir !


(bon je me suis peut-être plantée sur les correspondances entre produits et couleurs, désolée par avance !)


Nous avions convenu de nous échanger, hors budget swap, des produits "de seconde main" que nous n'utilisions plus. J'ai donc reçu en plus : un gel douche Dove, une miniature de parfum et un vernis bleu nuit Yves Rocher ainsi que deux feutres à lèvres Color Sensational de Maybelline (en Shy Red et Feelin'Red). Je n'ai testé que ces derniers : j'ai aimé à tel point que je me suis jeté sur le Voici de fin juillet qui en offrait un en cadeau (Wink of Pink) ! J'avais très peur que ce produit ne me déssèche les lévres, mais il n'y aucun souci tant que celles-ci sont régulièrement hydratées en amont. J'apprécie beaucoup le voile de couleur qu'il dépose, sans aucune épaisseur. C'est ainsi que je me suis rendu compte que c'est justement cet effet d'épaisseur qui donne parfois l'impression d'un maquillage trop chargé sur la bouche. Le seul petit bémol que je note, c'est qu'entre ces trois couleurs, je ne vois pas énormément de différence : mais tant mieux, j'en ai pour trois fois plus longtemps.

Vous l'aurez compris, ce swap est une réussite totale, j'ai adoré faire connaissance avec Elo et ouvrir ce paquet plein de surprises ! Je recommence très bientôt !

Elo a fait un billet pour montrer ce que je lui ai concocté ! 




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Malette de rangement maquillage

Bull'Elodie me souffle qu'on ne trouve point de malette pour pouvoir ranger le maquillage chez Castorama... Effectivement, j'ai eu beau parcourir le site, plus aucune trace de la malette merveilleuse. Je ne vous cache pas que je suis à deux doigts de soupçonner certaines marques cosmétiques qui vendent ces malettes en alu au prix de l'or d'avoir fomenté un complot... (ALERTE IRONIE)

Quoi qu'il en soit, voilà tout de même le modèle identique ou presque chez Leroy Merlin, bien qu'à 40 € je trouve que ça commence à faire cher (il me semble que celle de Sephora était à 45, mais de toute façon elle n'est plus disponible). C'est toujours mieux que 145...




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lundi 13 août 2012

Défi du lundi : ce cher produit

Cette semaine, My Beauty suit l'idée de Cindy33 et nous demande quel est le produit le plus cher qu'on ait jamais acheté. 
Il peut s'agir d'une crème, d'un fard, d'une palette, d'un vernis, d'un fond de teint... peu importe. Mais il faut que ce soit la plus grosse dépense jamais faite (et pas de honte, on est entre nous, on n'est pas là pour se juger mais échanger). Et le plus intéressant, c'est de nous dire si le prix était justifié...

Après mûre réflexion, je pense qu'il s'agit de celui-là :
Ecrin 6 couleurs de Guerlain, "93 rue de Passy", 54 € grâce à un - 20 %.
Mais commençons par mes tergiversations (c'est là que je comprends mieux l'expression "défi" du lundi). Techniquement, ma plus grosse dépense fut occasionnée par le coffret de crayons 24/7 Urban Decay spécial 15ème anniversaire : 

Mais à 85 € - 20 % les 15 crayons, soit 68 €, soit 4,53 € le crayon de qualité exceptionnelle, au lieu de 16 € vendu à l'unité... ce n'est pas une dépense, c'est un acte intelligent, un investissement économique sur l'avenir. Ahem. 

J'ai ensuite pensé à mes fards mac, même si ça ne rentre pas dans le cadre d' "une" grosse dépense (je les ai achetés progressivement).  Mais 24 fards à 12 € pièce, tout de même (et je ne compte pas le prix de la palette vide). 


Le pire, c'est que je pourrais très bien m'en passer aujourd'hui, de ces fards. Aucun ne reste gravé dans ma mémoire, sauf peut-être Plumage (au milieu de la colonne tout à droite), et encore, lorsqu'il est sur la paupière il ressemble à un bête fard foncé. La faute à deux choses : quand j'ai commencé ma collection, il y a quatre ans, je découvrais le maquillage grâce à Marlena de MakeUpGeek qui à ses débuts n'utilisait presque que du Mac. Cette marque me semblait alors être la seule correcte. Deuxième problème : j'ai principalement acheté ces fards sur le net, donc avec un manque de visibilité totale concernant les couleurs. J'ai donc pas mal de regrets : Cork, Da Bling, Parfait Amour... Il y a aussi les fards sublimes mais impossible à travailler, du moins à mon niveau : Dove Feather, Vibrant Grape, Blue Calm... 

Je regrette mais je reconnais la grande qualité de ces fards : aucune chute, pigmentation et tenue irréprochable. A force de se tourner vers les marques moins chères, on en oublierait presque les avantages d'une marque pro. Mais finalement, c'est sans doute là que réside mon problème avec les fards mac : ce sont des outils de pro, avec leurs couleurs subtiles qui demandent énormément de dextérité. Alors que n'importe qui peut faire quelque chose de potable avec une palette Naked, ou un fard Color Infaillible super irisé par exemple. 

Mais bon, ces fards ayant été achetés un par un ou presque, ça ne répond pas au défi du lundi. Reste donc ma palette Ecrin 6 couleurs de Guerlain, version "93 rue de Passy". 

Cette dépense a une histoire : j'ai longtemps bavé devant cette palette, j'en ai parlé autour de moi. Alors j'ai poussé des cris de joie quand j'ai aperçu la boîte Guerlain dans mon cadeau d'anniversaire offert par mes copines pour mes trente ans ! Mais ce n'était pas la Passy, c'était la "10 rue des Francs Bourgeois".

La palette offerte par mes amies.

Contrairement à ce qu'on peut lire, ces fards sont de grande qualité, j'ai été surprise par leur pigmentation. Bien que mats pour la plupart, ils sont faciles à travailler. Vraiment, le cadeau parfait. 

Mais voilà, la "Passy" continuait à me trotter dans la tête. J'ai longtemps résisté, trouvant l'achat ridicule maintenant que j'avais la "Francs-Bourgeois". Et puis un jour chez Douglas, - 20 % pour deux produits de maquillages achetés et hop, elle était dans mon panier. 

Et bien croyez-le ou pas, mais j'ai beaucoup moins de plaisir à utiliser celle-ci que l'autre. Premièrement, les couleurs ne rendent pas aussi bien sur ma paupière qu'en swatches. Deuxièmement, le maquillage obtenu est finalement assez classique, alors qu'avec la "Francs-Bourgeois" j'obtiens quelque chose qui a une vraie profondeur. Elle demeure bien sûr un objet de collection superbe, mais l'avoir acheté moi-même lui enlève beaucoup de son charme.

Moralités : 
- parfois, il faut faire confiance aux copines pour savoir ce qui nous va ; 
- certains objets s'offrent en cadeau, point. 








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